Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 86. (Budapest, 1997)

VADAS, FERENC: Schickedanz au Musée des Beaux-Arts

SCHIKEDANZ AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS Une exposition architecturale est fondamentalement différente de toute autre mani­festation artistique, en ce sens qu'ici les œuvres d'art - les édifices - ne peuvent être montrées au public que par l'intermédiaire de dessins, photos et maquettes, c'est-à­dire de manière indirecte. Il appartient donc aux visiteurs d'imaginer, à partir des ob­jets exposés, ce qu'ils ne peuvent ainsi concrètement saisir, c'est à dire les masses et les effets spatiaux, ces composants essentiels de l'architecture. D'où l'impression par­ticulière qui se dégage d'un œuvre architectural présenté dans les murs d'un édifice conçu par l'architecte même, car le lieu de l'exposition devient alors l'objet exhibé. Dans la pratique, cela peut prendre plusieurs formes. La solution la plus intime con­siste à aménager la propre maison de l'architecte en musée (l'un des exemples dignes d'être cités à ce propos est peut-être celle de Sir John Soan à Londres), bien que, dans ce cas, les dimensions du bâtiment ainsi utilisé délimitent fortement la possibilité de présenter l'ensemble de l'œuvre. Selon une autre formule, on choisit pour l'exposition l'un des édifices illustres créés par l'architecte, mais destinés à un usage différent. (C'est suivant ce principe qu'on a récemment organisé une exposition Friedrich Sch­midt à l'Hôtel de Ville de Vienne.) Le cas optimal est cependant si l'on dispose à cet effet d'un musée ou d'un bâtiment d'exposition dessiné par l'architecte concerné, ce qui pennet de montrer en quantité voulue et de la manière la plus appropriée ses réali­sations. 1 Et lorsque, de surcroît, ce bâtiment constitue le chef d'œuvre de l'architecte et que sa date d'exécution marque un chiffre rond dans la biographie de l'auteur, ainsi 1 Cette répartition passablement arbitaire n'englobe pas la solution la plus plausible et la plus fréquente (car elle s'accorde mal avec le type de rétrospective en question), qui consiste à montrer la genèse d'un bâtiment (conception, concours, réalisation) sur la place de sa réalisation, ce qui permet de faire aussitôt la comparaison. Parallèlement à l'exposition Schickedanz, deux manifestations de ce genre ont cependant eu lieu dans deux prestigieux édifices publics budapestois, l'une, consacrée aux projets de concours localisés après un siècle d'incertitude, au palais de l'Académie Hongroise des Sciences, l'autre, à caractère historique, au Musée des Arts Décoratifs fêtant ses cent ans. (Parmi les participants du concours lancé autrefois en vue de sa construction figurait aussi notre architecte). Il est à noter que le numéro principal de l'exposition Schickedanz étant précisément le Musée des Beaux-Arts avec une multitude de plans et le bâtiment mis en relief, l'événement a également revêtu, quoique de manière incomplète, un aspect d'histoire de construction. V. A Magyar Tudományos Akadémia palotájának pályázati ten>ei, 1861. (Katalógus és források) - Bewer­bungspiüne für den Palast der Ungarischen Akademie der Wissenschaften. (Katalog und Schriftquellen), Budapest 1996; et Acs. P., „Keletre magyar. " Az Iparművészeti Múzeum palotájának építéstörténete a kordokumentumok tükrében, («A l'Est, Hongrois!» L'histoire de construction du palais du Musée des Arts Décoratifs sur la base des documents contemporains.), Budapest 1996.

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