Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 85. (Budapest, 1996)

Le Musée des Beaux-Arts en 1995

Dans les décennies écoulées l'influence de l'Antiquité sur la culture européenne des temps modernes est à nouveau passé au centre des recherches en matière d'histoire de l'art, phénomène peut-être pas tout à fait indépendant des tendances dites post­modernes de l'art contemporain. A l'aide d'environ 200 dessins et gravures, choisis parmi les feuilles de la collection du Cabinet des Dessins et Estampes le réalisateur de l'exposition a essayé de présenter quelques données importantes relatives à la récep­tion de l'art antique à l'époque de la Renaissance, marquant les principales étapes du dévelopement accéléré ou, ainsi que le sentaient les artistes de l'époque, de la renaissance de l'art des temps modernes. Au XV e siècle ce sont les œuvres d'Antonio Pollaiuolo de Florence et d'Andréa Mantegna de l'Italie du Nord qui offrent une somme de l'assimilation des connaissances de l'art antique dans le domaine graphique. Au début du siècle suivant le centre de gravité se déplace à Rome. Sous le pontificat de Jules II et de Léon X la ville attira les artistes et non seulement en leur assurant les conditions matérielles du travail créateur mais aussi par le nombre de chefs-d'œuvre antiques qu'elle abritait. La partie centrale de l'exposition cherchait à donner une idée des collections antiques notables de la Rome de l'époque de la Renaissance, des œuvres qui exercèrent une influence déterminante sur le goût artistique de l'époque, du rôle que la théorie de la réception de l'Antiquité et les monuments antiques jouèrent dans la formation des artistes et dans le processus de la création. Le troisième artiste mis en relief par l'exposition était Raphaël en qui la compréhension et la mise en œuvre créa­trice des principes de l'art antique ont indiscutablement atteint un de leurs sommets. Il fut suivi par des peintres et des artistes graphiques avec à leur tête Marcantonio Raimondi. Les dessins et gravures exposés illustraient en majeure partie le dialogue de la sculpture antique et des arts graphiques d'Italie, mais sur les bords il y était bien entendu aussi question de l'influence de la peinture antique et de la réception de l'art de l'Antiquité en dehors d'Italie. L'exposition embrassait la période allant de la fin du XV e à la fin du XVI e siècle, et indiquait finalement les deux manifestations extrêmes de l'influence possible de l'art antique. Un chemin conduisait, en effet, à l'institutionna­lisation de la création artistique, chemin sur lequel les œuvres antiques s'alignent comme des pierres de borne «canoniques» (à titre d'exemple les 34 feuilles exposées du Speculum Romanae Magnificentiae), tandis que l'autre aboutit à la liberté absolue de l'art, illustrée entre autres par la décoration «grotesque» d'origine antique. Œuvres graphiques et livres de Max Ernst de la collection Lufthansa 14 novembre 1995 - 14 janvier 1996. Hall baroque. Organisé par Judit Geskó. Catalogue: Werner Spies: Œuvre graphique de Max Ernst avec un supplément hongrois par le même auteur. Le matériel de l'exposition a été sélectionné par Werner Spies, ami de l'artiste et spécialiste compétent de ses œuvres. Cherchant à réaliser l'intégralité, l'exposition a présenté tous les ouvrages exécutés entre 1919-1974. L'œuvre graphique de Max Ernst reflète fidèlement l'admirable talent de l'artiste pour l'expérimentation. A côté des genres traditionnels - par ex. lithographie, eau-forte - il s'est occupé de frottages, de collages, de romans de collage, de frottages lithographies qui font que son œuvre

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