Tátrai Vilmos szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 85. (Budapest, 1996)

Le Musée des Beaux-Arts en 1995

graphique est parmi les plus originaux du XX e siècle. Une chose qui n'a pas cessé de préoccuper l'artiste au cours de toute sa vie était la différence entre une épreuve originale et la reproduction imprimée. Pour ses collages il a toujours utilisé des reproductions découpées dans des journaux ou des livres, tout en s'efforçant cepen­dant de faire entièrement disparaître le contexte original des images mises en œuvre. Il est arrivé que ses contemporains croyaient voir dans ses collages montés de main de maître des dessins propres de l'artiste. Max Ernst n'a pas seulement illustré les œuvres de ses amis écrivains ou poètes surréalistes, il a lui même écrit le texte de nombre de ses publications. La relation entre image et texte est un autre problème crucial de l'œuvre: loin de l'expliquer, le texte ne fait que rendre encore plus mystérieux la figure. Entre les feuilles séparées de ses romans de collage il a créé consciemment un rapport narratif. La partie la plus intéressante de l'exposition était la Maximilana 1964, «somme et synthèse» des illustrations de Max Ernst (Werner Spies). Expositions temporaires organisées en Hongrie à partir des pièces de la collection du musée Chefs-d'œuvre de la peinture hollandaise du XIX e siècle dans les collections du Gemeentemuseum de La Haye et du Musée des Beaux-Arts de Budapest 14 décembre 1995 - 11 février 1996 Galerie Nationale Hongroise. Château de Buda, bât. C. rez-de-chaussée. Organisée par John Sillevis, Mariann Gergely, Anna Szinyei Merse. Le catalogue hongrois: A hágai iskola, (L'école de La Haye, Budapest 1995) est une variante abrégée de celui de l'exposition intitulée «École de La Haye», organisée en 1989 à Munich, avec les textes de John Sillevis, Hans Kraan, Roland Dorn, Ferenc Matits et Anna Szinyei Merse. Dans le cadre de l'accord culturel hungaro-hollandais, une exposition intitulée «Peinture hongroise 1860-1910» a été organisée en 1995 à La Haye. A titre de revanche la Galerie Nationale Hongroise a réalisé une exposition hollandaise intéressant la même époque et qui fut complétée par 5 toiles et 7 œuvres graphiques de la collection du Musée des Beaux-Arts. Cette collection non négligeable à l'échelle européenne, de peintures hollandaises du XIX e siècle, s'est constituée grâce aux achats de grande en­vergure effectués par le musée au tournant de ce siècle. Les dessins de Van Gogh et de Jonkind ont été offerts au musée en 1934 par Pál Majovszky. Les organisateurs ont choisi de mettre à la tête des cinq toiles d' Israels qui se trouvent dans la collection de La Haye celle intitulée Orphelines de Katwijk conservée au Musée des Beaux-Arts à Budapest. L'influence d'Israels, maître eminent, chef de file de l'école de La Haye, se fait sentir jusque dans les premières toiles de Van Gogh. Les tableaux de Mesdag qui furent déjà remarqués aux expositions parisiennes du XIX e siècle voisinaient avec les paysages brumeux de Tholen et de Gabriel. Les œuvres des frères Maris, et en particulier les toiles parisiennes de Matthijs ont ajuste titre retenu l'attention des visiteurs.

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