Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 79. (Budapest, 1993)
Le Musée des Beaux-Arts en 1992
réaliser l'exposition intitulée Dessins baroques italiens. Quelque 140 feuilles y ont été exposées du 18 mai au 30 septembre. Grâce aux dessins de Budapest, l'histoire de l'art du dessin italien — à partir des années 1580 jusqu'à vers 1790 — a pu être présentée dans les grandes lignes. Les écoles et les maîtres qui ont joué un rôle principal à cette époque (de Bologne, de Rome et de Venise) ont été mis en relief dans une proportion garantie par la collection. A côté des œuvres des maîtres éminents, le grand public a pu se familiariser, grâce à des nouvelles recherches, avec les feuilles d'artistes moins connus et récemment découverts. L'exposition a offert un tableau d'ensemble de l'art du dessin baroque italien en commençant par les études de figures des Carrache jusqu'aux projets de décor de théâtre de Lorenzo Sacchetti, embrassant des ébauches de composition aux divers sujets, des études de têtes et de figures, des paysages et des vues de villes, qui a pu intéresser non seulement le grand public, mais les spécialistes aussi, par des curiosités, des feuilles récemment attribuées et inédites jusqu'ici. Mentionnons-en quelques-unes : « La Vierge de l'Assomption » de Guercino, deux études de nu à la sanguine d'Ubaldo Gandolfi, l'étude pour la statue de marbre de saint Paul par Giuseppe Sammartino, décorant la façade (17751776) de l'église Gerolomini de Naples, le « Paysage au bord du fleuve » de Remigio Cantagallina, une « Etude de tête » de Lorenzo Lippi, destinée au portrait de saint François du Louvre, la « Tête de garçon » de Cristofano Allori, le « Portrait en buste d'un jeune homme » d'Agostino Ciampelli et « L'Allégorie de l'hiver » de Giovanni Battista Crosato. L'exposition intitulée Peintres autrichiens contemporains de la collection Schömer de Klosterneuburg a été réalisée par Mme B. Cifka. Elle a eu lieu du 10 juin au 2 août. Une forme de mécénat très répandue dans le monde entier est la fondation des collections par différentes compagnies et entreprises. Karlheinz Essl et sa femme Agnes Essl, propriétaires de la firme des matériaux de construction Schömer, se sont fixé pour but de posséder une collection qui pourra donner un tableau d'ensemble de la peinture autrichienne d'après 1945. Le nouveau bâtiment de l'entreprise prospère abrite à la fois le bureau central et un musée moderne, qui abrite, y compris les œuvres graphiques, plus de 2 000 créations d'art. Dans le Hall de marbre du Musée, reconstitué dans son ancienne splendeur, on a pu admirer 35 peintures exécutées après 1980. Un musée, au sens traditionnel du terme, ne peut guère rivaliser avec la collection d'une entreprise ; d'une part, une firme dispose de davantage de fonds financiers pour l'acquisition des objets d'art, d'autre part, les œuvres sont tout le temps accessibles au public. La collection Schömer possède d'importantes œuvres de tous les artistes autrichiens notables de ces dix dernières années. Dans un contexte international, les peintures autrichiennes exposées au Musée sont proches des courants tels que le New Image Painting américain, le Neue Wilden allemand et la Transavanguardia italienne. La renaissance de la peinture de chevalet s'avère désormais une tendance générale et les artistes performants connus des années 60, notamment Arnolf Rainer, Günter Brus et Herman Nitsch, ont retrouvé le chemin du retour en utilisant les moyens et techniques classiques de la peinture. La tradition autrichienne survit dans l'art de Siegfried Anziger, de Hubert Schmalix et d'Alfred Klinkan qui sont considérés avant tout comme des peintres de figures. Parmi les partisans de l'art abstrait, ce sont les œuvres de Max Weiler et celles de Gunter Damisch (né en 1958) qui sont dignes d'attention.