Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 79. (Budapest, 1993)

Le Musée des Beaux-Arts en 1992

C'est grâce à l'initiative du propriétaire de la collection et de l'organisation du Ministère de la Culture d'Autriche ainsi que du Kunstforum de Vienne que l'expo­sition est parvenue en Hongrie. MEDIUM : PAPER l'exposition internationale de l'art du papier, a été organisée, de la part de la Fondation MINT, par Géza Mészáros et Mme Mészáros, née Kornélia Nagy, et de la part du Musée, par Márta Cser (du 30 septembre au 5 novembre, voir F. Tóth, au BullMusHongrBA 78, 1993, pp. 91-93.) C'est avec le concours des collaborateurs du Département de l'Art Graphique que Teréz Gerszi a réalisé l'exposition VAquarelle. Chefs-d'œuvre des XVP-XX e siècles. (ouverte du 9 octobre jusqu'à la mi-mai 1993) où elle a présenté à l'aide de 130 feuilles environ l'histoire de la technique de l'aquarelle en Europe pendant cinq siècles. Les feuilles les plus anciennes — les aquatintes d'Andréa Meldolla, de Francesco et Giuseppe Salviati et de Federico Zuccari — sont encore monochromes. Dans ces œuvres la couleur diluée à l'eau servait surtout à accentuer les ombres. Bien que les dessins mouvementés, enlevés, évoquant l'air et la lumière du soleil des paysagistes actifs à la fin du XVI e siècle aux Pays-Bas, comme Paulus van Vianen, Pieter Stevens et Jan Bruegel, ainsi que les études de plantes et d'animaux de l'Allemand Hans Hoffmann soient colorés, ni ces feuilles ni les lavis des peintres hollandais, flamands et français du siècle suivant —• tels Rembrandt, Poussin et Claude Lorrain — ne peuvent encore être considérés comme des aquarelles au sens classique du terme. Cependant, ils illustrent, au plus haut niveau, l'épanouissement de la technique utilisée. En ce qui concerne les œuvres exposées des maîtres du XVIII e siècle, elles sont caractérisées par un choix toujours plus varié des couleurs. Le style rococo français était représenté à l'exposition par François Boucher et Charles-Joseph Natoir, tandis que les esquisses faites pour des autels et des fresques de style baroque tardif étaient dues entre autres à l'Autrichien Maulbertsch, à l'Hollandais Jacob de Wit et à l'Italien Tiepolo. A par­tir du milieu du XVIII e siècle, les artistes anglais ont enrichi à leur tour la technique de l'aquarelle par de nouvelles valeurs picturales. Les paysages de Bonington, de Leitch et de Crane ont bien illustré comment les maîtres du pays insulaire étaient parvenus à l'avant-garde européenne. L'aquarelle s'est finalement épanoui en France au XIX e siècle. Ainsi, les véritables feuilles de bravoure de l'exposition sont consti­tuées par le « Cheval effrayé par l'orage » de Delacroix, par les œuvres de Renoir, Pissarro, Bonnard et de Signac, dans lesquelles sont évoqués les effets atmosphé­riques ; finalement, les aquarelles de fin de siècle de Cézanne font également partie de ces œuvres. Le sommet de l'art de l'aquarelle du XX e siècle était représenté par une feuille de Picasso « Mère et son enfant », par le « Nu de garçon » d'Egon Schiele et par « A la Russie, aux ânes et à d'autres » de Chagall. L'exposition Art contemporain 1970-1990. Oeuvres choisies de la collection du Musée des Beaux-Arts, organisée par Ferenc Tóth dans le Hall de marbre à partir du 17 novembre jusqu'à Pâques 1993, a rendu compte des possibilités d'enrichisse­ment des collections au cours de ces vingt-cinq dernières années. Le caractère restreint de la période concernée a permis de présenter au public des œuvres importantes qui, jusque-là, ne pouvaient faire partie de pareilles sélections, dû au manque d'espace. Cependant, en raison des dimensions impressionnantes du Hall, les exposants ont dû renoncer à la présentation de quelques petites œuvres, bien qu'elles soient re­marquables du point de vue de leur haut niveau artistique. L'accent a naturellement

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