Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 76. (Budapest, 1992)
NYERGES, ÉVA: La Madeleine pénitente du Greco a Budapest
LA MADELEINE PÉNITENTE DU GRECO A BUDAPEST Dans le courant des quarante dernières années, les chercheurs ont accordé une attention toute spéciale à Piconographie de Marie-Madeleine. Il convient, dans cet ordre d'idées, de mentionner la thèse de Marga Jansen, terminée en 1961, et qui entreprend une étude de l'iconographie de la sainte des premières représentations jusqu'au début du XVI e siècle. 1 Le livre de Monika Ingenhoff Danhàuser, Maria Magdalena, Heilige und Sünderin in der italienischen Renaissance publié en 1984 a également su contribuer aux recherches portant sur l'œuvre du Greco grâce à une analyse historique et à une critique de style approfondies du sujet chez le Titien. 2 En 1986, une exposition intitulée La Maddalena tra sacro e profano organisée au palais Pitti, entreprit, à l'aide d'études préparées pour la circonstance et portant sur les questions essentielles, de dresser un historique détaillé des représentations du point de vue chronologique, iconographique et d'histoire du style. 3 Malgré la correspondance parfaite qui existe entre la Madeleine pénitente de Budapest et le soustitre de l'exposition « tra sacro e profano », les Madeleines pénitentes du Greco n'y avaient pas figuré. Incarnation de l'éternel féminin, la Madeleine de Budapest est représentée avant l'élévation qui fera d'elle une sainte; elle se prépare à la méditation mais, à travers les lignes de son merveilleux corps de déesse antique, transparaît encore le souvenir d'un monde profane. Ta Madeleine du Greco nous apparaît dans cet état transitoire quand la femme pénitente se transforme en sainte. Parallèlement à cet état de transition, nous en assistons également à un autre, celui de la métamorphose des procédés d'expression stylistique du maître. L'un des moments de la vie de Marie-Madeleine à avoir le plus souvent inspiré les artistes est en fait toute la période de trente ans qui suivit Pévangélisation à Aix lorsqu'elle se retira dans un endroit désert et habita une grotte en s'adonnant à la prière et à la pénitence. 4 1 Jansen, M., Maria Magcialena in der abendländischen Kunst. Ikonographie der Heiligen von den Anfängen bis ins 16. Jahrhundert, Freiburg in Breisgau 1961. - Ingenhoff Danhäuser, M., Maria Magdalena, Heilige und Sünderin in der italienischen Renaissance, in Studien zur Ikonographie der Heiligen von Leonardo bis Tizian, Tübingen 1984. 3 Sur l'exposition, v. : Verdon, T., Le spirituvécu : la mostra della Maddalena e l'epistemologia dell'arte cristiana Arte Cristiana 717 (1986) pp. 409-14. 4 Réau, L., Iconographie de l'Art Chrétien. T. III. (Iconographie des Saints II) Paris 1958, pp. 846-859; Kirschbaum, E.,-Braunfels, W., Lexikon der Christlichen Ikonographie, VIT. Rom -Freiburg-Basel-Wien 1974, pp. 516-41.