Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)

GONDA, ZSUZSA: A propos de la page 15 de la Bible Illustrée de Julius Schnorr von Carolsfeld

ce qui permet de comprendre pourquoi il proposa à son ami de traiter le sujet par les moyens de l'art. On ne risque peut-être pas de se tromper en affirmant que ces versets mystérieux de la Genèse préoccupaient non seulement le théologien laïque qu'était Bunsen, mais que le sujet le touchait au niveau même de sa vie personnelle. Nous ne pensons pas ici à son mariage avec Frances Waddington, fille d'un pasteur anglais, mais au scanda! qui éclata dans les années 30 autour des mariages mixtes. Cette affaire qui entra dans l'histoire de l'Eglise sous le nom de « cas de Cologne » mit fin à la longue carrière de Bunsen au Vatican. 26 La question du mariage des personnes appartenant à des confessions différentes donna pas mal de fils à retordre au gouvernement prussien sur les territoires habités par des catholiques et qui furent rattachés au pays après 1815, comme par exemple la Rhénanie-Westphalie. En allégeant les conditions des mariages l'Etat cherchait à promouvoir à l'intégration, tandis que le bas clergé des territoires en question crut pouvoir utiliser le sabotage du nouveau règlement comme une arme politique. Bunsen poursuivit une série d'entretiens avec le pape Pie VIII en vue de résoudre la question, toutefois le brevet pontifical de 1830 ne fut pas accepté par l'Etat prussien. Sous la pression du pouvoir l'évèque de Cologne consentit à signer en 1834 un accord secret avec Bunsen, en vertu duquel dans sa diocèse on fermerait les yeux sur l'inobservation des prescriptions pontificales. Une fois divulguée l'affaire, au lieu d'apaiser les pas­sions, provoqua un immense scandai, et les catholiques, secondés par le nouvel évêque de Cologne, lancèrent une campagne de presse en faveur de la liberté confessionnelle. L'affaire des mariages mixtes aboutit à un grave confit de l'Etat et de l'Eglise et qui ne s'arrangea qu'après l'avènement de Frédéric Guillaume IV. Bunsen y avait joué un rôle singulier : d'un côté il représentait l'Etat prussien qui entendait régler les questions de la vie religieuse par les actes d'autorité, de l'autre, ses principes libéraux lui commendaient de contribuer à la simplification des mariages mixtes. Quoiqu'il en soit, après cet incident ses rapports avec le Saint Siège et l'Eglise catholique se gâtèrent définitivement. Il est à présumer que Schnorr ne se préoccupait pas outre mesure des raisons qui motivaient le choix du sujet de son ami. En plus des conseils que celui-ci lui donna, il recourut aussi à d'autres appuis pour assurer les bases théologiques de sa Bible. Il considérait comme un « excellent guide » l'ouvrage de vulgarisation que l'éditeur Calwer sortit en 1851-52 sous le titre «Bibelerklärung für Schule und Haus». 27 Voilà ce qu'on y lisait à propos des fils de Dieu : . . .«sie sind die Nachkommen Seths ; so genannt, weil sich in ihnen durch Glauben und glaubiges Festhalten an der verheissenen Gnade der anererbte sündige Adams-Sinn wieder zur Aehnlichkeit mit dem ursprünglichen Bilde Gottes, wie es der Mensch vor dem Falle trug, um­gestaltete. Die Kainiten aber befanden sich in einer anderen Stellung zu Elohim (Gott als Schöpfer), indem sie nur das sündige Element ihres Stammvaters in sich 26 Handbuch der Kirchengeschichte VÍ/1, Hrsg. von H. Jedin, Freiburg-Basel-Wien 1982 2 , pp. 394-399. 27 Schahl, op. cit. p. 73.

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