Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 75. (Budapest, 1991)
GONDA, ZSUZSA: A propos de la page 15 de la Bible Illustrée de Julius Schnorr von Carolsfeld
fortwirken und wuchern Hessen, den Zusammenhang mit Gott nicht wieder anknüpften, und so eigentliche — und weiter nichts, als — Menschenkinder wurden. » 28 L'artiste traça la première ébauche sur le verso d'une feuille actuellement à Leipzig (fig. 46). 2<J Le groupe des fils de Dieu est tracé en lignes dynamiqus et forme une espèce de triangle dont le sommet est tourné vers le ciel. En face d'eux deux figures de séductrices conduisent le regard vers la profondeur. La direction du bras du jeune homme qui se tient devant correspond à celle de la cuisse levée de la femme qui s'affale en face de lui. L'artiste s'est contenté de marquer le corps de cette dernière par quelques lignes arrondies rapidement esquissées. La pose de la femme répond en quelque sorte au geste du jeune homme tourné vers elle. A la marge Schnorr a reproduit le groupe des séductrices, en changeant la position à moitié couchée en position assise et a mis une harpe entre les mains de la femme. C'est ce motif-ci qui se retrouve sous une forme plus élaborée sur la feuille de Budapest (fig. 47). Schnorr a peut-être estimé que l'ébauche de Leipzig était trop sensuelle, car sur l'esquisse suivante — celle de Budapest — les deux groupes sont davantage délimités l'un par rapport à l'autre. A cette volonté de séparer les personnages correspond la nouvelle solution qui veut que le pendant de la pose du jeune homme au premier plan réponde moins au geste de la musicienne qui se trouve le plus près de lui mais plutôt à celui de sa compagne à moitié dissimulée. La pose de cette dernière est également modifiée : au lieu de tenir la main droite près de son corps, elle esquisse un geste d'invitation ce qui fait que son bras devient comme une image réfléchie de celui du jeune homme levant son index vers son menton à la manière de quelqu'un qui pense (gestus cogitantis)? 0 La séparation des deux groupes est soulignée par la figure de la jeune fille à l'allure vive que l'on voit sur le dessin de Budapest et dont la gauche est tendue vers les cavaliers du fond. Son geste fait pendant à celui du jeune homme au corps contorsionné qui se tient au sommet du groupe d'en face et regarde à droite. Un compagnon plus calme cherche à l'apaiser et à le retenir. Les protagonistes de la scène réagissent à l'appel de manières différentes : l'un hésite, l'autre se retourne vivement, encore un autre se montre réservé tandis que la femme à la main levée semble avertir ses compagnons non sans un certain mépris. Le couple enlacé qui se tient à gauche est le plus passif : le jeune homme ne lève même pas le regard, tandis que sa compagne observe les représentantes de l'autre peuple avec une espèce de curiosité pleine de blâme. Si le groupe du dessin de Budapest est plus élaboré que celui de la feuille de Leipzig, on n'en aperçoit pas moins beaucoup d'incertitudes dans la disposition des personnages et leurs rapports ré28 Handbuch der Bibelerklärung für Schule und Haus, Hrsg. von dem Calwer Verlagsverein. Stuttgart 1855', p. 30. 29 Leipzig, Museum der Bildenden Künste, Abraham erblickt das gelobte Land, verso : Entwurf zu einer Figurengruppe, no. d'inv. : NI. 945. encre brune, crayon, 207-256 mm. Je remercie le musée de Leipzig des photos qu'il m'a fait parvenir ainsi que de l'autorisation de les reproduire. A propos de l'évolution de la composition cf. Schahl, op. cit. p. 85, p. 136, n° 15 où en parlant des enchères de Gutekunst il mentionne le dessin de Budapest avec toutefois un n° de cat. erronné. Cf. n. 1. 30 Tikkanen, J. J., Zwei Gebärden mit dem Zeigefinger, Acta Societatis Scientiarium Fennicae 43 (1913) pp. 4-5. Une des significations du motif provenant de l'Antiquité, à savoir la perplexité (« Ratlosigkeit ») exprime bien le mouvement du jeune sur notre dessin. Cf. Neumann, G., Gesten und Gebärden in der griechischen Kunst, Berlin 1965. pp. 109-112, figs. 50-51.