Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)

TÁTRAI, VILMOS: Une peinture peu connue de Garofalo

64. Giovanni Battista Benvenuti, Ortolano: Le Christ et la femme adultère. Londres, Courtauld Galleries doctoralement ses lunettes sur son nez pour lire le texte écrit par terre, sont des personnages comiques que l'on doit plaindre, le pharisien accusateur n'est pas l'ogre des contes de fées comme chez Garofalo, mais son attitude, tout son être exprime de façon suggestive la passion méchante, le costume du soldat romain n'est pas si impeccable que celui du hardi cavalier de Garofalo, mais le casque énorme sur sa tête nous fait sourire et on regarde avec plaisir sa pose nonchalante et la lumière qui brille sur sa cuirasse. Mais pour que l'orthodoxie du style de Benvenuto Tisi devienne encore plus évidente, il faut bien jeter un coup d'oeil sur la composition au même sujet de Giulio Romano, disciple de Raphaël, qui nous est parvenue par la gravure de 1575 de Diana Scultori où le groupe du Christ et de la femme adultère est plus fortement mis en relief du point de vue de la dramaturgie que chez Garofalo, et où les figures caractéristi­ques des scribes et des pharisiens qui font semblant de se retirer humiliés, avec rage impuissante dans les colonnes torses de la rotonde témoignent du génie inventif, de la fantaisie, du sens de l'humour et du plaisir de narration qui manquent chez Garofalo (fig. 65). L'attribution du tableau de l'exposition permanente du Musée des Beaux­Arts a été discutée jusqu'à nos jours. Pourtant en 1823 la peinture fut inven-

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