Varga Edith szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 68-69. (Budapest, 1987)

SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: Un pionnier

caractérisaient toutes par le désir de satisfaire, par l'art nouveau, l'exigence de la nouvelle civilisation naissante. Cette offensive ne put pas se passer sans l'activité de quelques personnalités pionniers, l'un d'eux fut le peintre de Casale del Fosso. Dans le cas des peintres attachés par des liens paraillement étroits à l'art grec — plus tard aussi il y en avait plusieurs dans l'art étrusque — il se pose souvent la question de leur origine: la question de savoir s'ils étaient des maîtres grecs immigrés ou leurs élèves locaux, des artisans étrusques qui partirent à l'étranger pour apprendre le métier ou les imitateurs locaux des vases importés. Il devient cependant de plus en plus dominante la conception selon laquelle la biographie biologique des maîtres généralement impossible à reconstruire est beaucoup moins intéressante, du point de vue d'histoire de l'art aussi bien que du point de vue historique plus général que leur biographie artistique, leur origine ethnique est moins intéressante que leurs racines et leur formation artistiques. 71 Pour les recherches partant de cette conception, l'individualisation des mains de maîtres n'est pas un simple jeu, mais un outil très important à augmenter la valeur des oeuvres en tant que source d'histoire de l'art: deux points déter­minent une droite. Il est à peine contestable qu'au milieu du 8 e siècle il faut compter avec la présence des maîtres grecs installés en Etrurie. Nous avons peu d'informations concernant leur situation sociale qu'on peut probablement caractériser plutôt par la marginalité 72 que par l'égalité. 73 Ce qui devait compter peu, de même qu'en Grèce et plus tard à Rome aussi, dans l'appréciation de leur production. Les objets pareils au support de Budapest et à celui de Véies furent de grande valeur pour leurs propriétaires qui furent cependant loin d'apprécier consciem­ment l'attitude artistique qu'ils exprimaient. L'artiste devait attendre la compré­hension de cette attitude en premier lieu de ses compagnons, dans le Céramique de Véies — s'il y avait là quelque chose de pareil. C'est que certains traits de ces deux pièces devaient servir de directives aux maîtres étrusques contemporains. En premier lieu la forme du support qui pouvait attendre un accueil chaleureux en rappelant aux spectateurs les précurseurs locaux, mais aussi non moins pour la raison qu'elle en fut visiblement différente. Le maître, de même que le torero de la fameuse comparaison d'Ortega fit un pas en arrière pour qu'il pût faire le pas décisif en avant. Et c'est le décor qui indique incontestablement la direc­tion. Il faut reconnaître que presque tous les motifs du support ont toujours la même fonction dans la céramique grecque contemporaine: les groupes de traits sont utilisés à décorer le rebord de l'embouchure, le „Kolbenmuster" à décorer le col, la bande de sigmas verticale à encadrer latéralement les métopes (puisque les deux plaques jouent un tel rôle entre les métopes), la ligne des points en bas et en haut à terminer le décor, la frise de cercles concentriques à remplir les larges surfaces mises en relief. 7 '' 4 Mais c'est l'harmonie parfaite des motifs grecs et de la nouvelle forme de céramique d'origine non grecque où la production 71 Cf. Delpino, F., Arch. Class. 28 (1976) p. 7 et PP 36 (1981) p. 103—104. 72 Morel, J.-P., in Actes du Vile Congrès Internat, de la FIEC, Budapest 1984, p. 230—234; cf. Colonna, G., Rom. Mitt. 82 (1975) p. 184. 73 d'Agostino, B., in La céramique grecque etc. (ci-dessus n.38) p. 67. 74 V. les exemples dans les ouvres citées ci-dessus dans les notes 32—33. Sur les vases eubéens dans les planches n os 3—5 de Tainia Hampe (ci-dessus n. 22) se voient tous les motifs.

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