Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)
EMBER, ILDIKÓ: Quelques nouveautés dans les natures-mortes flamandes et hollandaises
(fig. 39). En gros, la surface est restée intacte et le nettoyage actuel a révélé ses finesses picturales origin aies. 44 Les activités de Simon Vereist, à l'instar de celles de J. F. de Son, transmirent l'influence de la peinture néerlandaise vers Londres. 45 ,,Le Dieu des fleurs", comme il se désignait à ce qu'on dit, s'installa en Angleterre à l'âge de 25 ans, et il y jouissait d'une grande popularité et devint le protégé du duc de Buckingham. En sa qualité de „peintre de la cour" il créa des natures-mortes de fleurs et d'oiseaux et aussi des portraits. Ses bouquets de fleurs sont des tableaux décoratifs exécutés d'après les compositions du peintre fin Willem van Aelst, moins fournis mais construits sur des éléments analogues des oeuvres d'Abraham Mignon et de Rachel Ruysch. Ses tableaux de moindres dimensions montrent une qualité picturale supérieure à celle de ses grandes toiles. Le trait marquant est l'arrangement souple, asymétrique, le rendu matériel des lourdes roses penchées vers le bas, des pivoines changeantes, des coquelicots flottants, et entre eux, des pédoncules décrivant des sinuosités capricieuses, et des feuilles charnues, plastiques. C'est un dessin pur et élégant, un effet fondé sur l'harmonie raffinée des différentes nuances du rouge: de la rose, par le rouge enflammé et l'orangé jusqu'au lilas, enrichis par-ci par-là d'un centre blanc et d'un peu de bleu. Vu que les oeuvres datées de Simon Vereist sont fort rares et que même les tableaux datés, celui de Bergame de 1668 et de La Haye de 1669, le montrent comme un maître disposant de tous les éléments de son métier, on se heurterait à de graves difficultés en essayant d'établir une chronologie même approximative. Partant seulement des tendances générales de la peinture des fleurs aux Pays-Bas, on peut dire que l'oeuvre de Simon Vereist conservée à Budapest fut probablement exécutée à la fin du XVII e siècle, ou bien un peu après 1700. Les compositions rigoureusement concentrées des environs de 1600, représentées par exemple par l'oeuvre d'Andries Daniels, deviennent graduellement, vers la fin du siècle, de plus en plus libres et mouvementées. 46 ILDIKÓ EMBER 44 Segal, S., op. cit. (1982) A propos de la figure N° 56 il note que les tableaux au glacis de S. Vereist ont beaucoup perdu à cause des restaurations. 45 Veth, G. H., P. H. Vereist en zijne zonen. Oud-Holland 14 (1896) 109—112.; Bol, L. J., op. cit. (1969) 286, 330, 376.; Mitchell, P., op. cit. (1973) 238, 249.; Warner, R., op. cit. (1975) 220, fig. 105—106.; Lewis, F., Simon Vereist, „The God of Flowers" (1044—1721), 1979. — Je ne pouvais pas y avoir accès. 46 Voir à ce propos: Pieper, P., Das Blumenbukett, Catalogue d'exposition: Das Stilleben in Europa, Münster—Baden-Baden 1979—80, 314—349.