Szabó Miklós szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 64. (Budapest, 1985)
MRAVIK, LÁSZLÓ: Antonio Francesco Peruzzini: un peintre „préromantique” du debut du settecento
ANTONIO FRANCESCO PERUZZINI UN PEINTRE „PREROMANTIQUE" DU DEBUT DU SETTECENTO Dans les collections hongroises il y a plusiers peintures que l'on est tenté d'attribuer au paysagiste vénitien Marco Ricci, neveu de Sebastiano Ricci, sans pourtant être arrivé à une attribution définitive. C'est que ces oeuvres, à une seule exception près, se trouvent dans des collections particulières, la discussion n'est pas vraiment intense. Pourtant, la qualité de ces tableaux, leur caractère irrégulier et, de plus, leur relative rareté mériteraient en tout cas plus d'attention. De toute façon s'y ajoute probablement aussi l'incertitude qui entoure Marco Ricci que les expositions de Belluno et de Bassano organisées en 1963 ne pouvaient éclaircir, à ce qu'il paraît, encore moins que les chercheurs l'espéraient à l'époque et même plus tard. 1 L'obscurité qui entoure les tableaux supposés être des oeuvres précoces de Ricci n'a fait qu'augmenter depuis. Dans une partie de ces oeuvres l'inspiration intense venue de Magnasco, leur romantisme passionné ne peuvent pas être mis en accord avec les oeuvres authentiques, postérieures de Marco Ricci, représentatives, mais bien plus sèches et montrant moins de signe de génie. 2 A propos de ces tableaux, d'auteur incertain, mais fort attrayants, s'imposait toujours la supposition qu'entre Alessandro Magnasco et Marco Ricci avait existé un maître qui s'assimila l'influence du premier d'une façon fort personnelle et, par sa propre manière, avait influencé Marco Ricci aussi. Edoardo Arslan réussit à établir du rapport entre ce maître, dont le nom était connu antérieurement aussi grâce à d'anciens inventaires, et une oeuvre existant encore de nos jours, et ce avec une précision excluant tout doute. Heureusement pour les recherches, c'est une oeuvre qui peut être datée avec suffisamment d'exactitude, et qui, de plus, met de la lumière dans le système de rapports assez embrouillé qui existait entre les deux Ricci, entre Magnasco et celui qu'Arslan avait sorti „de l'univers des ombres", devenu un être réel, et que, par conséquent, on peut déjà désigner de son nom Antonio Francesco Peruzzini. 3 Le tableau publié par Arslan représente la Tentation de Saint Antoine, il est conservé dans la collection milanaise Porro, acquis aux Pagani, ancêtres de la famille. La famille Porro a acquis, avec les tableaux, aussi l'inventaire de la collection milanaise du marquis Cesare Pagani qui, d'ailleurs, s'était élevé 1 Pilo, G. M., Marco Ricci, Catalogo délia Mostra, Venise 1963. 2 Le Musée des Beaux-Arts possède un excellent exemple des oeuvres mûres, typiques de Marco Ricci: Paysage au bord d'une rivière avec débarqueurs. N° d'inv.: 66.21. Cf.: Garas, K., A velencei settecento festészete (Peinture du settecento vénitien), Budapest 1968, No 40. 3 Arslan, E., Contributo a Sebastiano Ricci e ad Antonio Francesco Peruzzini, in Studies in the History of Art dedicated to William Suida, New York 1959, p. 305.