Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 56-57. (Budapest, 1981)

LÁSZLÓ, PÉTER: Statue de Ptahankh au Musée des Beaux-Arts

Il dit: „Oh, tous les scribes, pères-divins, prêtres-w c b de la maison de Ptah! Dites: l'offrande de toutes les choses pour ton ka, qui est pure, qui est pure (c.-á.-d. l'offrande)". 9 Deux colonnes verticales de textes sont gravées sur le pilier, allant de droite à gauche. Texte vertical (II) : (1) Prr.t nb.t hr h3(w).t n Wsir nb 3bdw (2) n k3 n gr(.w) m3 c nfr bit hri­sm c .w Pth­C nh. „Tout ce qui vient sur l'autel d'Osiris maître d'Abydos pour le ka de Ptahankh chef des chanteurs, le silencieux juste, au caractère parfait." 7 Vandier, J.: Manuel d'archéologie égyptienne. Paris, 1958. Ill, pp. 450—52. 8 Cf. VB. I, pp. 438—39; Helck, H. W.: Der Einfluss der Militärführer in der 18. äg. Dyn. Hildesheim, 1964. p. 5; Lucas, A. : Stones, in: Engelbach, R.: Intro­duction to Egyptian Archaeology. Cairo, 1946. p. 299. 9 Dans cette rédaction concise, il est difficile de définir le sens exacte du mot im.w au début de la ligne 8. Deux explications s'imposent. 1) Pour voir clair, il faut comprendre toute la structure du texte. Il s'agit d'une formule stéréotypée dans laquelle le propriétaire de la statue demande aux prêtres de rangs différents du temple de lui présenter une offrande funéraire ou de réciter du moins la formule d'offrande à sa mémoire en passant devant son monument. Ce qui est exprimé par trois verbes, de trois façons: a) ïr.tn htp-dï-nsw.t (statue d'Amonouser, L e g r a i n, G. : Statues et Statuettes de Rois et de Particuliers. Le Caire 1906—25. [CGC] I, No 42118) b) sh3.w rn m htp-dï-nsw.t (monument de Chaemwese, Q u i b e 11, J. E. : Ex­cavations" at Saqqara,' 1908—1909 [1909—10] pp. 45—46) c) dd.tn htp-dl-nsw.t (comme p.ex. dans notre cas, sur la statue de Ptahankh à Budapest. Cette troisième formule est peut-être la plus fréquente. Nous n'abordons pas ici les légères différences entre les formes. Dans ce dernier cas, après le mot dd.tn ,,dites" — dont le caractère impératif est souligné aussi par la particule ïh — il faut mettre deux points car il est généralement suivi par toute la formule d'offrandes htp-dï-nsw.t avec les prédicats dl.f et di.sn y figurant. Cette Stereotypie de la formule et son insertion dans une autre phrase caractérisent les textes de ce genre. Si dans la formule htp-di-nsw.t l'énumération des offrandes n'est pas introduite par les verbes dî.f et dï.sn, un m renvoie au contenu et à la composition des offrandes et l'expression est complétée encore, devant le n datif, les titres et le nom, par un adverbe dit résumptif, comme p.ex. : Htp-di H.t-H.r hntî ïmn.t.t m t.w t3w kbh sntr h.t nb.t nfr(.t) îmx.s n iwn-mwt.f wr-hrp.w-hm.w sm n Pth ... „L'offrande de Hathor maîtresse de l'Occident composée de pains, de tranches de viande, d'encens et de toutes choses parfaites pour le prêtre-Ium-miui.f et prêtre-sm de Ptah..." (statue de Chaemwese, D r i o t o n, E. : Deux statues naophores con­sacrées à Apis. ASAE 41. [1941] pp. 21—27). Dans ce contexte, le mot im.w pourrait concerner „toutes les choses" désignant le contenu de l'offrande. Mais dans notre formule htp-dï-nsw.t ne figurent ni di.f ni di.sn comme prédicats et la place de l'adverbe après l'expression n k3.k est irrégulière. Mais la place de îm.w dans la phrase peut être expliquée par l'unité de la formule mentionnée d'une part et par l'expression w c b.wi sp sn d'autre part qui suit la formule. Par conséquent, la traduction peut être la suivante: „. . .l'offrande de toutes les choses pour ton ka, qui est pure, qui est pure (=l'offrande)." Pour cet emploi de l'adverbe on pourrait citer plusieurs exemples, nous nous contentons d'en mentionner ici un seul: htp-di-nsw.t Imn-Rc nb ns.w.t t3.wl Psd.t c 3.t ïmï.t Ip.t-sw.t di.sn ..." L'offrande d'Amon-Ré maître du trône des deux pays et de l'Ennéade Divine qui est dans le temple de Karnak; ils donnent ..." (statue d'Amonouser, L e g r a i n, op. cit. no. 42118).

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