Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

KAPOSY, VERONIKA: Dessins italiens du XVIIIe siecle

tendances réalistes dans l'art de certains artistes. Ils tournèrent, en cherchant le thème, vers le pays qui les entourait et découvrirent les beautés de la nature. A cette époque on trouve de plus en plus de dessins faits en étude de nature. Dans la représentation du paysage ils prirent peur modèles les artistes néer­landais du XVII e siècle. En France où Palmieri passa huit ans, il est possible de mentionner par exemple J. J. De Boissieu, A. Th. Desfriches et C. Watelet qui travaillèrent con­formément à ce goût. 36 Ces artistes furent en contact avec Jean George Wille, l'artiste d'origine allemande vivant à Paris dont l'art du dessin influença la jeune génération des artistes français. Au cercle étendu des amis de Wille appartenaient des artistes et des collectionneurs. Il prêta son concours à faire parvenir des objets d'art achetés aux artistes, surtout des dessins et des gravures, aux collectionneurs et aux marchands d'antiquités. Il fut en contact, parmi d'autres, avec la maison Artaria à Vienne et la maison Frauenholz à Nuremberg. Palmieri, vivant assez longtemps en France, fut bien naturellement connu des milieux artistiques. Le journal de Yille mentionne son nom en janvier 1775: „M. Palmieri, Italien, m'a fait deuz desseins, un peu dans le goût de Guerchin. Je les lui ay payés un louis pièce." 37 En 1779 Palmieri retourna en Italie et vécut à Turin jusqu'à sa mort. On peut mentionner, parmi ses élèves, Giuseppe Pietro Bagetti (1764—1831) dont les paysages exécutés également sous l'influence de maîtres néerlandais, sont con­servés dans Civica Galleria d'Arte Moderna de Turin. 38 Nous avons réussi à découvrir parmi les dessins italiens inconnus de notre collection le dessin à la plume colorié au lavis de Giuseppe Cades (1750—1977) :íí} représentant trois saints (fig. 47). /l0 La composition strictement fermée des figures installées dans une niche étroite rappelle les représentations de la Renaissance italienne. Au-dessus des têtes des saints on voit deux angelots volants tenant de leurs mains les couronnes composées de feuilles de palmier en symbole du martyre. La figure de droite a été déjà reconnue, d'après ses attributs, le chapeau du cardinal et le bourdon, par Edith Hoffmann qui l'a pris pour Saint Jacques le vieux/' 1 Le jeune prêtre doit être le diacre Saint Etienne, le livre ouvert tenu de sa main doit rappeler ses explications d'Écriture sainte et ses controverses théologiques. Le vieux pontife de gauche tenant la crosse richement ornée ne peut pas être identifié, faute d'attributs particuliers. La reprise de la construction typique de la Renaissance sur un dessin caractéristique du XVIII e siècle, les figures tracées aux lignes rapides sont caractéristiques de la conception artistique, du moyen du dessin de grande rou­tine de Cades. En rapprochant la feuille des dessins conservés dans d'autres 30 Kap os y, V.: Influences néerlandaises sur les dessins français du XVIII e siècle. (J. J. De Boissieu, A. Th Desfriches). Acta Históriáé Artium, Vol. XXIII. Budapest, 1977. 315-. 37 Duplessis, G.: Mémoires et journal de J. G. Wille. Paris, 1857. Tome II. 1. 38 Dalmasso, F.: op. cit. 138, fig. 7. 39 Dizionario Enciclopedico B o 1 a f f i ... Vol. II. Torino, 1972. 367. 40 NO d'inv. 2506, plume coloriée au lavis, 363x244 mm, collection Esterházy (1,10). Dans la collection d'Esterházy Fra Bartolommeo, au musée: faux du XVIII e siècle, puis maître italien d'après une oeuvre du XVII e siècle; fin du XVIII e ou début du XIX e siècles, Gandolfi (?). Exposé au Musée des Beaux-Arts: Hoffmann, E. : Máso­latok, hamisítványok. (Copies, faux.) Budapest, 1944. n° 159. Dans le style d'un maître espagnol ou italien du XVII e siècle, faux du XVIII e siècle. /jl Inscription écrite à la main sur la fiche de catalogue.

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