Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 55. (Budapest, 1980)

KAPOSY, VERONIKA: Dessins italiens du XVIIIe siecle

collections (fig. 46), 42 on trouve les mêmes figures allongées de façon maniériste, les mêmes types caractéristiques du visage, les mêmes profils accusés, la même main montrant au doigt fuselé et les mêmes angelots aux joues pleines et aux cheveux bouclés. La calligraphie des lignes ondoyantes tracées à la main sûre, donne malgré la rapidité des lignes, l'impression de la perfection. La technique du lavis de Cades devient intéressante par ce que les taches de couleurs servant à marquer les ombres ne suivent pas fidèlement la direction des plis descendants de vêtement et des lignes, mais elles sont installées indépendamment pour pouvoir augmenter ainsi la plasticité et enrichir l'effet du coloris. Cades, étant peintre, sculpteur et graveur, fut d'abord l'élève de Domenico Corvi. Il excella très jeune dans l'art du dessin, on a des données de sa carrière depuis 1766. Il étudia beaucoup les arts des époques antérieures, il fut d'abord influencé par les maîtres du maniérisme florentin, puis au cours de ses voyages plus tardifs, il ressentit de l'enthousiasme pour l'art de Guercino et à Venise il regarde avec admiration les oeuvres de Veronese et de Tintoret/' 3 Au milieu des années 1780 il commença à s'intéresser au néo-classicisme dont on peut trouver l'explication dans le succès de David à Rome/' 4 Son style devient vraie­ment beaucoup plus simple et modifié, mais il n'est pas possible de parler d'influence directe. Au cours des siècles passés, l'art de Cades fut estimé de façon bien diffé­rente. Dans sa propre époque il fut reconnu et bien apprécié par ses contem­porains par suite de la virtuosité de son art du dessin. Au XIX e siècle ses efforts ne furent pas compris, on le prit pour artiste éclectique, pour faussaire des arts anciens et son nom fut oublié. La recherche d'histoire de l'art de nos jours s'oc­cupe du recensement et de la réévaluation de ses oeuvres. Son art du dessin fut premièrement traité par A. M. Clark dans son étude fondamentale, 45 aujourd'hui M. T. Caracciolo s'occupe de l'activité artistique entière de Cades. 40 D'après sa formation artistique ébauchée par les spécialistes ci-mentionnés et par ses dessins récemment découverts, il est possible de dater le dessin de l'artiste con­servé à Budapest de la première moitié des années 1780. On peut mentionner, pour analogie, le dessin à la plume représentant l'Annonciation daté de la même époque (en vente publique romaine) 47 et la feuille la plus importante de l'album de Thorvaldsens Museum de Copenhague représentant un moine qui reçoit les règles de son ordre de la main de la Vierge. 48 Ces dessins présentent une affinité étroite avec notre feuille non seulement du point de vue formelle, mais aussi du point de vue de la technique. 42 Copenhague, Thorvaldsens Museum, n° d'inv. 156. Crayon sur un papier gri­sâtre, 369x205 mm. Clark, A. M.: An Introduction to the Drawings Giuseppe Cades. Master Drawings, 1964. No 1. 23, pi. 13. 43 Caracciolo-Arizzoli, M. T. : Un album di Giuseppe Cades appunti di viaggio e disegni. Meddelelser fra Thorvaldsens Museum, Kobenhavn, 1978. 7-. 44 Clark, A. M.: op. cit. 19. 45 Clark, A. M. : op. cit. 4(1 Caracciolo, M. T.: Per Giuseppe Cades. Arte Illustrata, 1973. No 52. 2-; Caracciolo-Arizzoli, M. T. : op. cit. 47 Plume coloriée au lavis, 255x130 mm. Disegni Antichi ... W. Apolloni, Roma. Caracciolo, M. T.: op. cit. 4, fig. 8, 9. Selon l'opinion de l'auteur, il peut être daté de la période entre 1778 et 1790. 48 Caracciolo-Arizzoli, M. T. : op. cit. 18—19, F. o. 8. L'auteur date les dessins de l'album de 1785—86. Le filigrane des feuilles de l'album est identique à celui du dessin de Budapest, mais les mesures du papier non.

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