Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 54. (Budapest, 1980)

SZILÁGYI, JÁNOS GYÖRGY: Un style étrusque en bronze

longueur (fig. 17, d'après le dessin publié par Gsell). Le fait qu'il remplit la même fonction que les deux pièces ci-dessus, est attesté par le fût rainure et aussi par le bouton conique sur la tête de la figure féminine surmontant la tige de même que dans le cas de l'exemplaire de Berlin, souvent visible sur d'autres styles d'exécution plus modeste et servant, à la place des palettes, à effacer l'écriture. Toutes les trois pièces mesuraient grosso modo 16—18 cms qui correspondaient à la mesure la plus longue des styles sans décor et à la mesure moyenne des crayons d'aujourd'hui. Le mobilier funéraire d'où vient le style de Vulci, peut être classé parmi les pauvres, bien qu'il soit un peu plus riche que celui d'Orvieto. Les objets ci-découverts ne sont connus que d'après la description et les planches illustrant les formes des vases dans la publication de Gsell; au moins une partie d'eux, ainsi le canthare de bucchero à un anse (kyathos) et le vase de bronze en forme de kalathos ne sont sûrement pas postérieurs au 5 e siècle. 22 Il s'agit de l'une des tombes à chambre tardives et le couteau, la pointe de lance et le saurotér, tous en fer, attestent que c'est la sépulture d'un homme. Ce groupe comprenant actuellement peu d'objets dont le nombre doit augmenter au fur et à mesure que l'attention sera plus fortement dirigée sur la possibilité de l'interprétation ci-dessus, a une certaine importance du point de vue des problèmes vivement discutés dernièrement de l'usage de l'écriture étrusque. 23 Il nous est possible de proposer quelques conclusions par rapport aux problèmes cruciaux des discussions récentes même si nous ne perdons pas de vue la valeur limitée des généralisations fondées sur peu de données. Il faut avant tout signaler que l'emploi du style fut borné seulement à l'un des do­maines de l'écriture, notamment aux inscriptions gravées sur des tablettes en bois, plus rarement en argile ou en ivoire, couvertes de cire ou d'autre matière molle ou sur des tablettes en plomb. 24 Elles avaient cependant une grande im­portance dans les civilisations grecque postmycénienne, étrusque et romaine où les tablettes en argile n'étaient pas utilisées, au point de vue de la diffusion de l'écriture aussi bien que de sa pratique officielle et privée, non seulement comme les moyens fondamentaux pour apprendre à écrire (surtout là où, comme chez les Etrusques, le papyrus fut beaucoup moins important que la pierre, le cuir ou la toile), mais parce qu'elles furent extrêmement convenables à fixer des textes improvisés ou dictés (notes d'occasion, lettres, mémoires, comptes, minutes des actes, etc.). Chez les Romains elles furent plutôt employées dans la vie privée, chez les Grecs — et tout indique que chez les Etrusques aussi — on s'en servit souvent à y écrire également des textes officiels, des documents de caractère 22 Sur le type du kyathos de bucchero Magi, F.: Race. Guglielmi I. Città del Vaticano, 1939. p. 131—2, n° 43 et pl. 38; pour le vase de bronze en forme de kalathos voir par exemple Schumacher, K.: Slg. ant. Bronzen. Karlsruhe, 1890. n os 572—3 et pl. 10 ou un exemplaire en argent, Richter: Metr. Mus. Bronzes, p. 210, n° 579, d'un mobilier funéraire de Civitacastellana (sur cela ibid. p. 179—80); Aurigem­ma, S.: Scavi di Spina I. Rome, 1960. tombe 128, pl. 38 et pl. 47a; etc. 23 Voir en premier lieu: „Le ricerche epigrafiche e linguistiche sull'etrusco". Florence, 1973. p. 31—43; „L'etrusco arcaico". Florence, 1976. p. 7—55, ainsi que Co­lo n n a, G.: Mélanges 82 (1970) p. 650 et suiv; C r i s t o f a n i, M. in ANRW I, 2. Ber­lin, 1972. p. 466 et suiv. (avec bibliographie). 24 Birt, Th.: Die Buchrolle in d. Kunst. Leipzig, 1907. p. 197—8; Kritik u. Her­meneutik nebst Abriss des antiken Buchwesens (Hdb. d. Klass. Altertumswiss. I. 3). Munich. 1913. p. 259—60, 302—3; Gardthausen: op. cit. (n. 21 ci-dessus), p. 191— 9; Schubart, W. : Das Buch bei d. gr. u. Röm. Leipzig, I960 2 , p. 7—37 ; H e u b e c k, A.: Schrift (Archaeologia Homerica X). Göttingen, 1979. p. 139—45, 152—3.

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