Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)

SZIGETHI, AGNES: Remarques sur notre collection de la peinture florentine du XVIIe siecle

la „grandiosita michelangiolesca", ce qui est compréhensible vu le thème dif­férent, mais avec toute son „eleganza manieristica". 1 ' 1 De toute probabilité les trois peintures sont faites d'après le même modèle. 15 La large échelle picturale allant des contrastes passionnées de clair-obscure jusqu'aux effets doux et rosâtres de l'art de Furini — qualités représentées pleinement par les peintu­res de Budapest aussi — expliquent bien, qu'il n'est pas au hasard, que l'in­fluence de Furini propre à produire des effets aussi bien mouvementés et dra­matiques que doux et tendres, avait été si profonde et étendue, même dans les décennies après sa mort, dans la peinture florentine du seicento, si person­nelle dans l'expression des sentiments humains. 16 La peinture représentant Tarquin et Lucrèce présente encore un problème irrésolu. Attribuée auparavant à Biliverti, elle provoque de lointaines asso­ciations furinesques. 17 Comme l'exemplaire primaire à la Galleria di San Luca à Rome, daté par Hoogewerff des environs de 1620, 18 la pièce de Budapest, reconnue également comme authentique, rappelle pareillement les réminiscen­ces furinesques d'un personnage de fond, rendu avec des clairs-obscurs d'une molle vibration, du Saint Zénobius, daté également du début des années 1620. 19 La récente attribution à Ficherelli par Mina Gregori „legálisé" la pré­sence des éléments furinesques dans le Tarquin, et bien que, à premier abord, l'élan des personnages semble contredire au tempérament à la „Riposo" du peintre, 20 le tableau montre incontestablement des éléments proches du Tobie de la collection Bigongiari, 21 dans la conception de l'espace et de l'architecture et dans le type de visage des jeunes hommes. Comme Gregori le montre dans son analyse, aux côtés de Lorenzo Lippi Ficherelli avait gardé ses positions plus modérées face à r„eccesso di morbidezza" de ses contemporains. Déjà Lanzi écrit 22 qu'il avait acquis cette capacité d'archaïsation en faisant des copies de maîtres anciens comme Perugino, Andrea del Sarto. Cette capacité, c'est­à-dire ces fortes traditions du cinquecento, se font vigoureusement sentir tant dans le Tobie de la collection Bigongiari, que dans la Salome, évoquant des 14 To esc a: op. cit. Le tableau est considéré comme oeuvre authentique de la main du maître. 15 Pour l'utilisation du même modèle dans l'art de Furini, à propos d'Agar, voir Bigongiari: op. cit. 35. 16 „II cammino affannoso nella riscoperta di una intériorité che scruta le fibre più segrete del sentimento diventa struggimento e ricerca affannosa di una umanità più nuova e sensibile ai valori e agli scompensi délia psyche" — écrit fort justement Cantelli dans le catalogue de l'exposition Disegni di Francesco Furini e del suo ambiente, Florence, 1972. 10. Cette tendance générale dans la peinture florentine du seicento a créé un choix de sujet extrêmement spécifique dans son ensemble, diffé­rant de chacune des écoles italiennes de l'époque, qui mériterait d'études spéciales. 17 Dans le Katalog, de Pigler 236, figure comme maître Florentin du XVII e siècle, avec la littérature précédente. Gregori: 70 Pitture e sculture del '600 e del '700 Fiorentino. Florence, 1965. 19. Il reprend à propos de l'exemplaire de Rome l'attri­bution à Ficherelli. 18 Hoogewerff, M.: Appunti sulle opère di Giovanni Bilivert. Commentari. XI. 1960. 146. 19 McCorquodale: Aspects ... op. cit. 200. fig. 4. 20 Je n'ai pas pu avoir accès aux ouvrages récents sur Ficherelli cités par Gre­gori dans son article sur la collection Bigongiari, dans la note 229.27: Gregori, M.: „Feiice Riposo". Comma, Iv. 1968 et Cantelli: Precisazioni sulla pittura fioren­tina del Seicento — I Furiniani. Antichità Viva 1971, N° 4. 21 Gregori: A Cross-section ... op. cit. 227. fig. 26. 22 Lanzi: op. cit. I. 200.

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