Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 53. (Budapest, 1979)
BALOGH, YOLANDE: Questions de la peinture murale de la Renaissance tardive en Transylvanie
Une mention particulière est due à la lettre de noblesse de la famille Ferencz (du 16 juillet 1642, Gyulafehérvár — Budapest, propriété de Lajos Ferencz), dont le bord supérieur est décoré de figures animales allégoriques placées dans des rinceaux: un lion debout portant une colonne sur l'épaule, Pégase et unicorne (fig. 80a-b). Des rinceaux avec figures animales, c'est un motif dont les peintures murales nous parvenues montrent des exemples (Radvány, château Radvánszky). 27 Il est d'autant plus loisible de supposer que des motifs analogues à ceux de la lettre armoriée de la famille Ferencz avaient orné aussi des palais du prince et des aristocrates. Pour finir, évoquons les nombreuses figures préférées de ces armoiries éloquentes: des preux, chasseurs, fauconniers, artisans etc. Tel ou tel de ces motifs pouvait servir aussi de thème à des peintures murales, dont nous avons le témoignage dans la fresque de la maison de Csikrákos, et dans le petit preux peint sur le panneau intérieur du battant ouest du portail de l'église à Magyarnagyfülpös. Toutes ces analogies supposées ne fournissent que des lumières éparses, apparues par-ci, par-là, mais qui, conjuguées aux renseignements écrits, peuvent offrir quelques grandes lignes du tableau de la peinture murale périe de la Renaissance tardive en Transylvanie. YOLANDE BALOGH 27 J'ai pris connaissance des photos des fresques à Radvány dans le manuscrit de Mme Éva Szmodis-Eszláry. Le titre de son étude est: Későrenaissance falfestészetünk három jelentős emlékéről (Trois oeuvres importantes de notre peinture murale renaissance tardive) pour le périodique Ars Hungarica.