Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
AGGHÁZY, G. MARIE: „Locus amoenus" et „vinculum delictorum" dans l'art de la Renaissance
au cours de l'année suivante, soit le troisième, ou le trentième jour, soit — selon l'ancien rite de Milan — le septième ou quarantième jour; soit le 2 novembre, comme c'était d'usage à l'occident à partir du XVI e siècle, 19 soit enfin aux messes et offices dites à l'anniversaire de la mort. Comme nous allons le démontrer dans la deuxième partie de notre étude, on peut supposer que Léonard les connaissait dès sa jeunesse. Ici donc le lien est plutôt le symbole du péché et pas seulement l'instrument de protection contre les démons des ténèbres. 20 * * * Les tombeaux des saints furent situés dans la proximité des autels à partir du Haut Moyen âge comme par exemple le tombeau de Saint Boniface dans l'église de Fulda, fondée par lui: « ... media testudine templi, ou medio templo versus ortum solis in absida ». 21 Les fondateurs pouvaient également se faire ensevelir dans les églises, même s'ils étaient des dignités laïques comme à Cologne, Plektrudis, femme du majordome Pipin II. dans l'église Maria im Kapitol. La date de la fondation de l'église est, 689. L'emplacement de la tombe était originellement devant le choeur, dans l'axe principal de l'église, à la hauteur du deuxième pilier du côte de l'est. 22 Cosimo il Vecchio, le « pater patriae », mort en 1464, a obtenu le même emplacement devant l'autel principal de San Lorenzo à Florence, d'après le témoignage de sa pierre tombale, exécutée par Verrocchio. Il est vrai que lors du mécontentement contre le règne de sa famille, les inscriptions glorifiantes de la plaque étaient enlevées et ne furent restituées que bien plus tard. 23 Vasari parle également de la signification glorifiante d'un tel emplacement. 24 Une discussion surgit entre les patrons . nouveaux et anciens lors de la décoration du choeur de la Santa Maria Novella. Les Ricci ont porté plainte devant le « magistrate degli Otto »• — le Conseil des Huit Magistrats — contre la famille Tornabuoni. C'est qu'en raison du contrat, les Ricci voulurent un emplacement plus favorable pour les anciennes armes familiales. Mais « ... fu loro detto, che egli no avevano il torto; e che, avendola fatta metter in cosi onorato luogo, quanto era quello, essendo vicina al Santissimo Sagramento, se ne dov'evano contentare ». Dans les deux cas on doit penser plutôt au Saint Sacrement apparaissant dans la messe, car ces temps-là, il fut gardé en permanence dans une chapelle aménagée spécialement. Les Medici firent exécuter dans l'église S. Lorenzo la Capella del Sagramento, située originairement dans la chapelle frontale du transept gauche et pour laquelle Desiderio da Settignano termina en 1461 un tabernacle somptueux. Plus tard, entre 1469 et 1472, le superbe monument des fils de Cosimo de'Medici, Giovanni (+ 1463) et Piero (+ 1469), oeuvre 19 Freisted t, E. : Àltkristliche Totengedächtnisstage... Münster. 1928. pp. 47, 48, 50—52. Liturgiegeschicfytliche Quellen und Forschungen. 24. 20 T roes cher, G.: Ein bayerisches Kirchenportal und seines Bilderkreis. Zeitsehr. für Kunstgesch. XVII, München—Berlin, 1954, 8—9, 15—16, 29—30, 37. Fig. 23. 32—35. 21 Beumann, H. — Groszmann, D.: Das Bonifatius grab und die Klosterkirchen zu Fulda. Marburger Jahrbuch ... XIV, Marburg. 1949. pp. 26, 30. 22 Mühlberg, F.: Grab und Grabdenkmal der Plektrudis in S. Maria im Kapital zu Köln. Wallraf-Richartz Jahrbuch. XXIV. Köln. 1962. p. 21. 23 P 1 an i s c i g, L. : Verrocchio. Wien, 1941. p. 15. Fig. 10. 2/1 Vasari, G.: Vite... vol. III, 1963. pp. 158—160.