Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
TÖRÖK, LADISLAS: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
27. Fragment d'une toile en lin brodée en fil de soie (fig. 23) Budapest, Musée des Arts Décoratifs 7404. Fragment de toile: 17 x 11 cm, broderie: 14,5 x 4 cm. Un côté manque, usé, mauvais état. Frise divisée en champs rectangulaires bordés en haut d'entrelacs, et en bas d'entrelacs et d'une succession d'arcs. Le champ est rempli de rinceaux avec des feuilles en forme d'entonnoir. Les tiges, les feuilles et l'encadrement sont en noir et en brun, tandis que les entrelacs de la bordure en bleu. Travail arabe. Broderies en soie analogues: Errera, n° 394. Variante copte contemporaine: BB, n° 198. 12 e — 13 e s. 28. Fragment d'un clavus (fig. 24) Budapest. Musée des Arts Décoratifs 9017. 28 x 4,8 cm. Manquent les deux bouts, endommagé sur les côtés, quelques manques. Lin, broché. Motif noir sur fond rouge foncé: entre deux frises de bordure à rinceaux simples un ,,rinceau" en zigzag formé d'une rangée de petits carrés, avec deux points à l'intérieur de chacun. Dans les intervalles triangulaires laissés par les lignes du rinceau, des motifs géométriques (R. Forrer, Rom. u. Byz. Seiden-Textilien aus dem Gräberfelde von Achmim-Panopolis. Strasbourg, 1891, pl. XV,1), flanqués de rosettes (cf. Kendrick II, n° 586, pl. XXVIII; Shurinova, n° 226, de plus loin Errera, n os 387—389, 460). 12 e s. b) TERRES CUITES 1. Figure votive (fig. 25) H.: 15,2 cm, larg. : 5,7 cm; 5,4 cm. Tirée d'un moule, creuse; argile fine rouge, bien cuite, enduit poli jaune rouge clair, traces de peinture rouge et noire. A l'exception de la base qui est légèrement endommagée, la figure est intacte, la peinture est disparue. La pièce représente une femme nue debout dans une édicule. Elle lève ses bras légèrement inclinés au coude en attitude d'une orante, tenant de chacune de ses mains une palmette courbée au-dessus de la tête, formant de cette façon la ligne de fermeture de l'édicule. Les cheveux et le collier se joignent en un seul cercle entourant le visage (cf. Weber, n os 233, 235). Entre les deux seins on voit une bulle suspendue au collier (cf. Weber, n° 236; Kaufmann, fig. 278, 280). Les cheveux sont surmontés d'une coiffure en forme de diadème, indiquée de points enfoncés qui est, de toute vraisemblance, une couronne (Weber, n° 230; Kaufmann, fig. 279). Les seins et le ventre sont fortement en saillie, mais de façon plutôt caractéristique des jeunes filles et non des femmes mûres (cf. Kaufmann, fig. 278). Le nombril est accentué d'un cercle composé de points enfoncés disposés en forme de rosette (Weber, n os 226, 235). Le sexe est semblablement accentué (P. Graindor, Terres cuites de l'Egypte Gréco-Romaine. Anvers, 1939, n° 34). Les jambes sont longues et minces. La figure est bordée de deux côtés de rinceaux avec des cercles de points à la place des feuilles, occupant la bordure de l'édicule. Aux points où les bras levés et les palmettes se joignent, des trous de suspension (Weber, n os 226, 234, 235, 236, 238; Budapest, Musée des Beaux-Arts 50.651.A; v. L. Castiglione, Stele eines Kupferschmiedes, MDIK 24, 1969, p. 78 et suiv.; Bruxelles, Mus. Roy. d'Art et d'Hist, Dépt. Egyptien E 3907, v. M. Rassart-Debergh, Ant. Rom. et Chrét. d'Egypte, Guides du Dépt. Eg. 3. Bruxelles, 1976, n° 18). La fonction des terres cuites qui représentent des jeunes filles vêtues ou nues, munies de caractères sexuels secondaires accentués, a été ré-