Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)
TÖRÖK, LADISLAS: Art antique au Musée Déri de Debrecen et dans d'autres collections hongroises
cemment liée au rite de passage des jeunes filles par L. Castiglione (Castiglione MDIK 24, 1969, p. 78 et suiv.). La terre cuite de Budapest présente deux détails qui renforcent, indirectement, cette interprétation: l'un est l'édicule caractéristique d'un groupe des ex-votos de la basse époque hellénistique (cf. Kaufmann, 108), l'autre est la palmette tenue de la figure (cf. Kaufmann, fig. 266). Les premiers exemplaires datent du début du 3 e s. (W. F. Pétrie, Roman Ehnasiya. Londres, 1905, pl. 49, 94; 50, 105, 107, 99, 91); la majorité des pièces de ce type fut exécutée au cours du 3 e s. (Weber, n os 217—228; Kaufmann, fig. 279, 284—292). Il est à peine connu au 4 e siècle (W. F. Pétrie, Hawara, Biahmu and Arsinoe. Londres, 1891, pl. XXI), mais il apparaît en masse dès le 5 e s. en forme peu modifiée. A cette époque sa fonction devait cependant déjà changer, passant du domaine du rite de passage régulier vers d'autres domaines plus généraux des superstitions, hypothèse attestée par un exemplaire du type debout du 3 e s. dédié à saint Phib (Phoibammon) (Kaufmann, p. 113, fig. 312). Les caractères formels de la pièce de Budapest: l'exécution symboliste de la coiffure, de grands yeux obliques, le gros nez triangulaire, la position du nez et des yeux (cf. Weber, n os 230—239; PCE, n° 127, etc.), et les rinceaux grimpant sur les deux bords de l'édicule ne permettent pas de la dater d'avant la deuxième moitié du 5 e s. 2. Figure votive (fig. 26—27) Collection de László Castiglione. H.: 17,5 cm, larg.: 5,2—7,9 cm, ép.: 3 cm. Solide, tirée du moule. Argile légère, jaune, bien cuite, enduit jaune blanc légèrement poli, traces de peinture noire aux yeux. La figure est ébréchée aux trous destinés à la suspension. Figure féminine au corps en bloc trapézoïdal s'élargissant vers le haut, avec une grande tête. Les boucles de cheveux sont indiquées de bosses à peine visibles suivant la ligne continue des sourcils. La chevelure est marquée également sur le dos. Coiffure en forme de diadème, il n'est pas possible de décider s'il s'agit d'une couronne ou d'une partie des cheveux (pour la couronne cf. Weber, n os 226—229, pour les cheveux cf. Weber, n° 230). A la hauteur des oreilles la figure a été percée (à être suspendue). Collier à trois rangs (Weber, n os 226, 231, 235, 238). Le bras droit est incliné au coude et tient de sa main le sein gauche. La main gauche touche son sexe. A la place du nombril un trou percé (Weber, n os 231, 238). Les jambes ne sont pas modelées (Weber, n os 230, 238, 239; PCE, n os 126, 127). Sur les bras, au-dessous du coude, bracelets (Weber, n os 233, 238). Une pièce presque totalement analogue: Weber, n° 238. Ses caractères stylistiques la datent dés 5 e — 6 e s., quant à sa fonction, elle doit être un ex-voto relatif à la fécondité (cf. Kaufmann, p. 114). 3. Figure votive (fig. 28—29). H.: 13,5 cm, larg.: 6,7 cm, ép.: 4—2,5 cm. Creuse, tirée du moule. Argile fine jaune clair, tirant sur le rouge, bien cuite, enduit jaune clair légèrement poli, peinture rouge et noire. Endommagé sur les deux côtés de la coiffure et sur le bras droit. Figure féminine en attitude d'orante. Le corps et surtout les bras levés, représentés en un bloc, sont seulement marqués. Le visage et les seins sont modelés d'une manière plus naturaliste. Des yeux obliques, des sourcils marqués d'une ligne épaisse qui se joint au gros nez triangulaire. Au-dessus de la chevelure composée d'hémisphères, deux bandes en saillie striées noir en forme de capuchon dont l'une est étroite,