Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 51. (Budapest, 1978)

URBACH, SUZANNE: Un tableau inconnu de Hendrick de Clerck au Musée des Beaux-Arts

çon pertinente que les modèles flamands et italiens de Clerck sont, aux environs de 1600, fort archaïques déjà, qu'il puise dans les oeuvres d'artistes de la première moitié du siècle, comme Dürer, Raphaël ou Heemskerck, dont les motifs se combinent dans ses oeuvres. Il revenait volontiers aux oeuvres de la première génération des romanistes. En 1623, il copia même la Crucifixion de Coxcie. La datation de notre tableau n'est possible qu'approximativement, vu que le catalogue de son oeuvre n'est pas encore publié. Nous sommes d'avis qu'il fut exécuté dans les années suivant la Lignée de sainte Anne de 1590, mais en tout cas avant la version de 1611. Le plus probable est de le dater de la fin des années 1590 ou des alentours de 1600. La forme de la signature en carac­tères romains entrelacés, et l'utilisation de cette forme ne permettent pas de faire des conclusions, car cette signature est employée même après 1608, sur ses tableaux peints en commun avec Alsloot. Cependant, elle est plus souvent utilisée sur ses oeuvres précédentes, de grandes dimensions, comme sur Y An­nonciation (Paris) ou sur la magnifique Mise au tombeau du Musée de Cam­brai. 34 Pour le moment, nous ne pouvons pas répondre à la question de savoir d'où vient notre tableau. Il ne figure pas parmi les oeuvres mentionnées par Terlinder comme perdues. 35 Partant de ses dimensions et de son genre, il est probable qu'il ne fût pas destiné à être un tableau d'autel, mais un tableau décorant une église. Après la reconversion au catholicisme, les églises bruxel­loises ressemblaient à des galeries de tableaux encombrées, et elles en gardent encore les traces. Les grandes toiles, les paysages, les tableaux décoratifs repro­duisant des sujets plus ou moins religieux-bibliques, servent également à cette fin. 3(i Un grand nombre d'oeuvres de Clerck se trouvaient dans Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. En 1763 Mensaert mentionne, sur un pilier de la nef, une Sainte Famille de moindres dimensions, en 1792 Descamps mentionne de nouveau une Sainte Famille de Clerck. Laureyssens l'identifie, sous condition, au grand triptyque qui ne devait guère se trouver devant un pilier. En fin de compte, aucune donnée ne prouve que ce tableau se trouvât dans cette église. 37 * * * :î ' 4 Cambrai, Musée Municipal. La peinture flamande au temps de Rubens. Lille­Calais-Arras, catalogue d'exposition, 1977. Nos 8,45. J. Foucard et H. Oursel ont récemment attiré l'attention à cette oeuvre importante. Foucard la date d'après 1600. 35 Terlinden: op. cit. p. 85, 86. 36 Pasture, A.: La restauration religieuse aux Pays-Bas catholiques sous les Archiducs Albert et Isabelle. Bruxelles, 1925. :i7 Laureyssens: Kapellekerk ... op. cit. p. 175. Il rapporte, sous réserve, ces références au tableau de Bruxelles datant de 1590. B r u y n, H. de: Anciennes et nouvelles peintures de l'église de Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. Bulletin des Comissions royales d'art et d'archéologie, t. 18, 1879. fasc. 5—6. Sur le tableau de Clerck 191 sq. Notre tableau ne peut être identifié à aucun, Maeyer: op. cit. Nos 38, 259. Il mentionne un tableau de 1595 dans la succession de l'archiduc Ernest: Taffel wie Christus die man speist von Heinrich de Clerck. Cela se rapporte probablement à la Multiplication des pains à Vienne. Sur le tableau de Budapest c'est à Jésus que l'on donne à manger.

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