Garas Klára szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 46-47. (Budapest, 1976)

CZÉRE, ANDRÉE: Un dessin de Dániel Crespi au Musée des Beaux-Arts

65. D. Crespi: Sainte Cécile (verso). Budapest, Musée des Beaux-Arts. réussi à identifier avec ses oeuvres, dans notre cas non plus, il n'est pas possible d'établir si le texte se rapporte à sa propre oeuvre ou non. Le goût pour la musique de l'artiste devait être une des principales sources d'inspiration pour la représentation si vivante de sainte Cécile jouant de l'orgue. L'oeuvre de Crespi n'a rien de commun avec les tableaux dont la conception remonte à Raphaël 10 et s'adapte parfaitement bien à l'interprétation de la Contre-Réforme, où la Sainte abandonne la musique pour oublier totalement les choses de ce monde et n'écouter que les harmonies de la musique céleste. Au contraire, elle s'abandonne toute entière à la musique qu'elle joue sur l'orgue, et au chant. La figure féminine est assise, se renverse en arrière de sorte que son axe forme approximativement un angle droit avec l'axe diagonal de la composition, déterminé par le bord tout droit de la soufflerie que l'on fait marcher. Sainte Cécile, reproduite dans un mouvement accentué, forme, dans cet axe, une contraste avec l'ange debout derrière l'orgue dans une pose de repos. L'axe diagonal contraire, entre l'ange qui fait marcher la soufflerie et les trois anges chantants, se perçoit moins fortement tout en étant sensible : l'artiste a commencé par les esquisser dans le fond de gauche pour ensuite les transférer au côté droit afin d'assurer l'équilibre de la composition. Toutefois, les personnages du fond restent statiques et ne sont pas accentués par rapport à ceux de 10 Raphaël: Sainte Cécile. Bologne, Pinacothèque Nationale.

Next

/
Thumbnails
Contents