Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 38. (Budapest, 1972)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siecle en Hongrie
téressants, les bonnets variés et les robes. 21 C'est après avoir terminél e manuscrit que nous avons obtenu le «Catalogo Monumental» de Zamora, d'après lequel il est absolument certain que le panneau de Saint Sébastien, conservé, en 1927, encore à Villalobos et passé dans les années 1930 à Budapest, et le Saint Antoine mentionné avec l'autre, que Post a vu, avant 1938, dans la collection Schretlen d'Amsterdam (fig. 10), faisaient partie du même retable. Quatre des panneaux d'apôtres sont entrés dans la collection Meersmann de Grenade, deux des scènes tirées de la vie de Saint Félix sont passées dans la collection Harding de Chicago, 22 et une troisième est mentionnée, sans préciser la collection, dans l'ouvrage de Gudiol Ricart, intitulé «Pintura Gotica» et paru en 1955. Dans la description du retable de Villalobos, aussi bien que dans l'excellente analyse de Post, il est question des couleurs non nuancées, des contours durs, des visages raides tels des croissants, des fonds de brocart un peu grossièrement dessinés. Toutes ces constatations correspondent exactement au panneau de Budapest. L'acquisition de ce détail de retable a donc considérablement enrichi le fonds des tableaux primitifs espagnols du Musée des Beaux-Arts. Le panneau de Saint Sébastien du maître de Villalobos est entré en Hongrie entre les deux guerres mondiales. Le tableau de prédelle, peint par un maître anonyme, peut-être valencien, qui est la deuxième oeuvre espagnole primitive dont nous nous occuperons ici, a figuré déjà en 1902, à une exposition de Budapest (fig. 12). A savoir, dans cette année-là une exposition de charité fut organisée «dans toutes les salles de la Galerie d'Art du Bois de Ville» sous le patronage de l'Association des Médecins de Budapest, où furent présentés plusieurs tableaux espagnols appartenant à des collections privées de Hongrie. Le catalogue dit du tableau figurant sous le n° 250 ce qui suit: «Anonyme, école espagnole, XV e siècle. Portraits de Nicolas de Lira (célèbre auteur ecclésiastique), d'un évèque et du pape Alexandre VI, en compagnie de Sainte Lucie. Prédelle dans son cadre originale. Peint sur bois, 69 X 33.>> 2:i Le tableau aprjartenant à Lukács Enyedi et exposé avec d'autres tableaux importants, fut légué, en 1917, au Musée des Beaux-Arts par la veuve de Lukács Enyedi (alors comtesse Ladányi Niczky). Au musée il fut inventorié avec la désignation suivante: «Artiste espagnol (primitif): Diptyque avec deux saints». La description dénomme Sainte Barbe, et ne mentionne que le pape Alexandre (sans préciser lequel) et «un moine franciscain» dont le phylactère qu'il tient dans la main porte l'inscription «ESCO». 21 «... hay variedad de sombreros y toeas moriscas; ropas generalmente cortas y a bit il as a los eos< ados ; on braeamarte pendiente de tahali, etc. Las fisionomias son espresivas y aun bestiales; manos pequenas y finas; diseno muy torpe marcado con negro los eontornos; poquisimo efecto de claro-obscuro, y algunas ropas imitando de los brocardos con oro.» 22 P o s t, Ch. R. : op. cit., V, 1 934, p. 322. Comme School of Nicholas Frances, donc il n'appelle le peintre pas encore Maître de Villalobos. Après la découverte du panneau de Saint Antoine, Post fait une excellente analyse du style du peintre qui correspond bien à celui du panneau de Saint Sébastien de Budapest: «He likes to construct a composition of masses of pure, unmodelled colors, so that he largely renounces chiaroscuro, with the result that his faces, since the features are rendered onlv bv a lew lines, give the effect of a series of full moons.» Op. cit., Vif, 2, 1938, p. 833. 2:; Exposition d'Art organisée par l'Association des Médecins de Budapest , 1902. Deuxième édition. L'année suivante on le mentionne, en rapport avec la collection de Lukács Enyedi. Diner — D é n e s, J. : Budapest magánképtárai. Az Enyedi gyűjtemény (Les galeries privées de Budapest. La collection Enyedi). Művészet, II, 1903, pp. 51 et suiv.