Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 38. (Budapest, 1972)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Oeuvres de maîtres espagnols du XVe siecle en Hongrie
«Diccionario de Autoridades», décrit cecharjeron de la façon suivante: «un tocado formado de una rosea, un ruedo que cubre la cabeza y una chia de media vara en ancho que rodea el cuello». 15 Sur une oeuvre maîtresse de Jaime Huguet, le Saint Abdon du panneau central du maître-autel de l'église Sta Maria de Terassa, porte, bien que dans une variante plus élégante, un tel «tocado» qui est rejeté à travers l'épaule de son court manteau drapé, le même que celui du Saint Sébastien de Budapest, retombant sur son manteau plus simple et descendant jusqu'aux pieds. Sur le panneau de Budapest on observe nombreuses caractéristiques du style international castillan. Post a nommé le maître duquel notre tableau est le plus proche, pour la première fois «élève de Nicolas Francés», 16 et en parle à propos de la série d'apôtres qui de l'église paroissiale de Villalobos a plus tard, passé dans la collection Meersmann de Grenade. 17 Parmi ces tableaux d'apôtres c'est celui de Saint Jean l'Evangéliste qui est le plus proche du panneau de Budapest. Son visage ovale peint par plans, le nez fortement épaté, sa bouche recourbée, déformée en une grimace douloureuse, et ses yeux louches au regard rêveur et un peu hébétés démontrent que le tableau est sorti de la même main (pie le saint chevalier de Budapest. C'est ce que semble étayer aussi la représentation des mains d'un dessin schématique. Telles sont les mains de Saint Sébastien qui, sur le tableau de Budapest, font plutôt effleurer que saisir la lance, et sur celui de Grenade le calice. La seule différence qu'on observe entre les deux tableaux est le fond derrière les figures de la série, où le maître a placé les quatre apôtres devant une riche texture d'arabesques peintes. Ces panneaux (originairement il y en avait dix sur le retable de Saint Félix de l'église paroissiale de Villalobos) 18 se sont aujourd'hui déjà dispersés, tout comme les quatre scènes dans lesquelles le maître anonyme appartenant à l'entourage du peintre léonais Nicolas Frances, 19 a représenté des épisodes de la vie de Saint Félix. Le volume de la topographie de Zamora, paru en 1927, décrit le retable encore à Villalobos et mentionne, outre les panneaux ci-dessus énumérés, intégrés dans l'autel baroque, encore quatre panneaux «con los Santos Anton, Sebastian y dos obispos, sobre fondos adamascados. . .» 20 et donne la description très caractéristique — valable aussi pour le panneau de Saint Sébastien de Budapest — dans laquelle sont signalés les costumes in15 C o V a r r u b i a s, J. : Diccionario de Autoridades. Madrid, 1933. Outre les tableaux peims en Castille, on rencontre des toques semblables aussi dans d'autres régions de l'Espagne. Ainsi, sur un panneau de retable attribué à Lorenzo de Zaragoza, à l'église paroissiale de Vall de Almonacid, sur la tête d'un personnage faisant partie du public; donc chez l'un des représentants de la peinture valencienne du moyen âge finissant; mais on la voit, dans la seconde partie du XV e siècle, sur nombreux autres retables où furent représentés des scènes de masse tirées de la vie cpiotidienne, ou des saints vêtus du costume de la cour. Cf. P o s t, Ch. R. : A History of Spanish Painting. Vol. VI, 2. Cambridge (Mass), 1933, p. 583, fig. 254. 16 School of Nicolas Frances. Op. cit., V, 1934, p. 322. 17 Ibid., fig. 162. 18 Cf. Gómez Moreno, M.: Catálogo Monumental de Espana. Provincia de Zamora (Madrid), 1 927, 1 - 2, 1. p. 328, n os 788, 789. «El retablo principal ha sido desmont ado y, aunque barroco, se conservaron en él las tablas de otro, pint ad as en siglo XV. que formán dos series: la primera compónese de un basamento con diez bustos de apostoles sobre fondos de oro grabado, midiendo 52 por 33 centimetros; ...» 19 Post publie deux qui sont conservés dans la collection Harding de Chicago. Op. cit., VII, 2, 1938, p. 832, fig. 331 et 332, un est publié dans G u d i o 1 Rica r t, J. : Ars Hispániáé. Pintura Gótica. Madrid, 1955, p. 358, fig. 310. 20 Gómez Moreno, M. : op. cit., p. 328.