Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 34-35. (Budapest, 1970)
URBACH, SUZANNE: La «Vierge de Douleur» de Hans Baldung Grien au Musée des Beaux-Arts
tiques à celles du panneau de Budapest, sa composition à une seule figure sont frappantes. 63 W. Bode l'a considéré comme l'oeuvre de Grünewald, et c'est Koch qui l'a classé dans l'oeuvre de Baldung. A l'exposition organisée en 1959, il fut présenté comme une oeuvre sortie de l'atelier du maître. Sa date est contestée, il fut peint probablement vers 1515, ainsi que le permet de présumer sa parenté avec la figure de la Vierge de la scène de la Visitation du maître-autel, et avec la Vierge de l'Annonciation du retable de Schnewlin. W. Hugelshofer a rapproché déjà en 1930, le nimbe luisant de Sainte Verena de celui de la Mère de Douleur de Budapest. Si nous essayons de placer la figure de Verena à côté du panneau de la Déploration de Berlin comme l'intérieur du volet droit du retable, nous voyons, malgré les différences de qualité qu'il y a entre ceux-ci, une connexion très marquée: nous sommes frappés de voir que le sol caillouté visible sur la Déploration du Christ continue sous les pieds de Sainte Vérène et que le regard de la sainte dirigé vers le bas se rencontre avec le visage tourné vers le haut de Saint Jean l'Evangéliste. La présence de Sainte Vérène sur un retable est sans doute en connexion avec le nom de la donatrice. Bien (pie ce nom ait été encore, au XVI e siècle, très en vogue dans la région du HautRhin, nous tenterons de l'identifier. Ein premier s'offre le nom de la Dame Verena (Frêne), la femme d'un citoyen de Fribourg, Ulrich Riederer, les donateurs du vitrail du choeur représentant la Mère de 83 Non considérée la ressemblance iconographique, on ne pourrait guère lui comparer la figure <le Sainte Elisabeth de la série de vitraux de la chartreuse. La vie de la Sainte Vierge de Zurzach, vénérée en Suisse et dans les villes de la contrée du Haut Rhin, se rattache à la légende de la légion thébaine et est un souvenir de l'évangélisation de la Rhénanie. Sa légende s'est formée dans la contrée du Haut-Rhin. La légende qui la mentionne comme garde-malade et sainte charitable conserve nombreux motifs analogues à ceux de la légende de Sainte Elisabeth. R é a u, L. : op. cit., III, 3, pp. bill et suiv.; R e i n 1 e, A.: op. cit., en détails. A Zurzach fut, en 1507. constituée une confraternité Sainte Verena. 58. Hans Baldung Grien (?): Sainte Vérène. Münster i. W., Landesmuseum