Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 32-33. (Budapest, 1969)
URBACH, SUZANNE: La copie du «Jardin des Délices» de Jérôme Bosch au Musée des Beaux-Arts
38. D'après Hieronymus Bosch : Le Jardin des Délices (détail). Budapest, Musée des Beaux-Arts être les plus problématiques. 9 C'est sur ce panneau qui n'est pas de la main de Bosch et particulièrement sur les volets extérieurs que nous croyons découvrir, surtout dans les visages des donateurs, les marques du style visible sur la toile de Budapest. Les tableaux subsistants de Bosch ne sont pas peints sur toile, et les toiles qui portent ses marques ne sont pas de sa main. Baldass était le seul qui a tenté de classer le «Portement de Croix», apparu en 1935, parmi les oeuvres de jeunesse de l'artiste, par contre Ch. de Tolnay le considérait comme la copie d'une oeuvre perdue. 10 Les deux autres tableaux problématiques qui, dans la littérature d'art figu9 Boston, Museum of Fine Arts. Tolnay, Ch. de: op. cit., pp. 341 — 343, les volets furent exécutés du vivant de Bosch dans son atelier et accusent son style tardif. Par contre, selon E i s 1 e r, C. T.: New England Museums (Les primitifs flamands. I. Corpus, 4) Bruxelles, 1961, pp. 33 — 43, les deux volets furent terminés après la mort de Bosch par ses élèves. 10 Conservé dans la collection de Mrs. G. Arnot à Londres. Toile, détrempe, 78x90 cm. Exposé à Rotterdam, au Musée Boymans à l'exposition intitulée Jeroen Bosch, Noord-Nederlandsche primitieven, 1936, n" 63, pour la dernière fois en 1952, a Londres, à 1' Academy of Arts, à l'exposition intitulée «Dutch Pictures». - Bald a s s, L.: Jheronimus Bosch. Wien, 1943, p. 251, et nouvelle éd. 1959, a tenté de le classer parmi les oeuvres de jeunesse de Bosch. Tolnay, Ch. de: op. cit., p. 380, fig. 25. Combe, J. : Jérôme Bosch. Paris, 1957, cat. 140. —La surface et la manière du tableau peint sur toile à la détrempe diffèrent de la toile de Budapest. A l'origine le tableau (Hait plus grand et plus large, ce que prouve sa copie figurant sous le nom de Jan Mandyn à l'exposition intitulée «Le siècle de Bruegel». Bruxelles, 1963, n" 151. Il présente indubitablement les éléments des Portements de Croix boschiens, (Vienne, Madrid) et est une oeuvre qui entre dans la longue série des types de Portement de Croix se rattachant au nom de Jan van Eyck des Pays-Bas Septentrionaux. 4 Bulletin 32-33 49