Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 32-33. (Budapest, 1969)

WESSETZKY, GUILLAUME: Le nom d'Ankhou sur une stele de Budapest

LE NOM DANK HOL SUR UNE STÈLE DE BUDAPEST L'époque de la XIII e dynastie constitue un chapitre important mais contenant nombreuses pages vierges de l'histoire de l'Egypte. Malgré les recherches des dé­tails, 1 toute la lumière n'a pas encore été faite sur la brusque rechute et la désa­grégation du pouvoir central consolidé au Moyen Empire. 2 On peut prendre pour certain que l'Empire s'est déchiré en plusieurs parties, ce qui se trouve attesté par les nombreux noms de pharaons figurant dans cette période; beaucoup d'entre ces pharaons ne nous sont connus que par leur nom. C'est la recherche sur l'activité des personnes ayant rempli de hautes fonctions dans la vie publique qui pourrait le mieux nous aider à mettre à jour l'époque, et c'est cette méthode que J. Beckerath avait choisi, il y a déjà dix ans, dans son étude intitulée «Notes on the Viziers Ankhu and Iymeru in the Thirteenth Egyptian Dynasty». 3 Dans son ouvrage récent, 4 l'auteur reprend le rôle qu'avaient joué ces deux vizirs et en rap­port avec le vizir Ankhou, il se réfère dans l'un et l'autre ouvrage à une stèle prétendue de Budapest encore inédite (fig. 2). 5 Vu l'importance du problème, nous estimons nécessaire de publier quelques constatations relatives à ce sujet. Le Musée des Beaux-Arts de Budapest ne possède pas de stèle qui soit en rapport avec le vizir Ankhou ( c nhw), et, à ma connaissance, elle n'existe à aucune autre collection hongroise non plus. La référence à l'existence d'une telle stèle remonte à une donnée de Breasted parue dans ses Ancient Records of Egypt. 6 «This vizier is mentioned in other documents of time: the Account Papyrus (Cairo, no 18, pi. XVI, I, 3) ; a stela in St. Petersburg (Leiblein, Dictionnaire, No 1542) ; and a stela in Budapest (noted by Pieper)». Contrairement aux deux autres stèles, la note citée ne donne pas de référence littéraire concrète à la stèle de Budapest. La remarque «noted by Pieper» doit donc être due à une communication orale. 1 L'étude de M. Pieper: Die Könige Ägyptens zwischen dem Mittleren und Neuen Reich (Berlin, 1904) comptait pour un ouvrage de pionnier. Apres les travaux de détails un progrès fondamental marquait l'ouvrage de H. Stock: Studien zur Ge­schichte und Archäologie der 13. bis 1 7. Dynastie Ägyptens. Ägypt elegische Forschungen, 12. Glückstadt-Hamburg-New York, 1942. L'ouviage de J. V. Beckerath: Unter­suchungen zur politischen Geschichte der II. Zwischenzeit, paru dans le n° 23 (1965) de cette même série, a apporté des lumières nouvelles sur cette époque problématique. 2 D r i o t o n, E. - V a n d i e r, J. : L'Egypte. Paris, 1952, p. 282 ; O t t o, E. : Ägypten. Stuttgart, 1955, p. 133; G a r d i n e r, A. IL : Egypt of the Pharaohs. Oxford, 1961, p. 147. 3 Journal of Near Eastern Studies, 17, 1958, pp. 263- 2(S8. 'Beckerat h, J. V. : op. cit. 5 Journal of Near Eastern Studies, 17, 1958, p. 263. 6 Ancient Records of Egypt. l re éd., 1906. Nouvelle éd. New York, 1962, p. 342, note d.

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