Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 32-33. (Budapest, 1969)

LEVÁRDY, FRANÇOIS: Abraham et les trois anges

ABRAHAM ET LES TROIS ANGES L'ICONOGRAPHIE DU RELIEE DE «KALOCSA» Le bas-relief dont nous tenterons d'interpréter l'iconographie a fait récemment l'objet des études de Dénes Radocsay. Dans son analyse, il a effleuré la provenance de la pierre sculptée et a exposé les essais d'interprétation faits jusqu'à présent. Comparant le fragment à un cercueil écossais du VIII e siècle, il Ta défini comme un fragment de sarcophage. Radocsay a tenté aussi de déterminer la représentation du bas-relief à plusieurs personnages, or sa confrontation avec la plastique funé­raire n'a pas donné une réponse satisfaisante aux questions que pose le bas-relief qui, auparavant, a été interprété comme la représentation de Saint Pierre et l'ange ou du Christ et Saint Thomas. 1 Les historiens hongrois placent le bas-relief unanimement au milieu du XII e siècle. Etant donné que le sort de la pierre ne peut être suivi que jusqu'à la collec­tion de Kunszt, archevêque de Kalocsa et que la collection n'était pas inventoriée, sa provenance ne peut pas être éclaircie avec une sûreté absolue. Ernő Foerk l'a rat­taché à Pécs, Dezső Dercsényi — conditionnellement — à Somogyvár et Henrik Horváth aux monuments de Buda, par contre Tibor Gerevich Ta traité comme un fragment de la cathédrale de Kalocsa. 2 Le modelé du relief dénote, malgré son état endommagé, de bonnes qualités artistiques. L'attitude expressive des personnages, la sculpture pleine de verve des détails ornementaux et l'utilisation harmonieuse de l'espace dont disposait le sculpteur, ainsi que la composition réussie réclament qu'en interprétant sa repré­sentation, en la comparant aux monuments récemment mis à découverte et en éclaircissant sa provenance et son appartenance artistique, nous précisions sa place dans le cours de l'évolution de la plastique hongroise de l'époque romane. Nous estimons la thèse de départ de Radocsay absolument probante. Il con­state d'après Foerk que les analogies du bas-relief ne doivent pas être cherchées parmi les sculptures des I re et II e couches de consetruction de Kalocsa. Son point de départ se trouve corroboré par les examens récents de Géza Entz, au cours des­quels il a mis au point les rapports stylistiques des fragments d'architecture de 1 Radocsay, D.: Le fragment du sarcophage de Kalocsa. Bulletin du Musée Hon­grois des Beaux-Arts, n° 11, (1957), pp. 17-27. - F o e r k, E. : A kalocsai székesegyház (La cathédrale de Kalocsa). Magyarország műemlékei IV, 1915, p. 51. —Dercsényi, D. : A somogyvári Szent Egyed apátság maradványai (Les restes de l'abbaye Saint Gilles de Somogy vár). Budapest, 1934, p. 31. — Horváth, H. : Budai kőfaragók és kőfaragó jelek (Tailleurs de pierre et signes lapidaires de Buda). Budapest, 1935, p. 88. — Id.: A magyar szobrászat kezdetei (Les débuts de la sculpture hongroise). Budapest, 1936, p. 32. — Gerevich, T. : Magyar­ország románkori emlékei (Les monuments romans de la Hongrie). Budapest, 1938.

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