Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 30. (Budapest,1967)
HARASZTI-TAKÁCS, MARIANNE: Compositions de nus et leurs modeles
46. Cornelis Cornelisz. van Haarlem : L'âge d'or (détail), 1614. Budapest, Musée des Beaux-Arts la vue dans laquelles ils sont représentés. Existe-t-il un modèle vivant qui, après tant d'annés reste inchangé ? On se demande si Cornelis van Haarlem avait pu exécuter ses compositions d'après des anciens dessins. Si oui, l'artiste aurait dû peindre ses modèles dans la même attitude et groupés de la même manière, tout comme l'avaient fait les artistes néerlandais ci-dessus étudiés qui variaient sans cesse la composition de Diane de Titien. Serait-ce possible qu'il soit question ici seulement de son «invention» à laquelle déjà les théoriciens italiens ont attribué la même valeur qu'à la représentation de la nature ? Ce problème ne serait resté qu'une idée soulevée si la communication de J. F. Grinten, professeur à l'Université de Nymwegen, faite, en 1962, à l'Institut de Recherches d'Histoire de l'Art de la Haye, n'avait pas apporté une explication convaincante au sujet des modèles des peintres maniéristes. 57 La communication qui avait pour sujet les problèmes du réalisme a démontré que, dès la fin du XVI e siècle, les peintres néerlandais, en peignant les tableaux de genre, ont utilisé des mannequins, des poupées de bois aux membres mobiles. Les quelques tableaux et les peu de sources qu'il a présentés — que l'on pourrait énumérer presque indéfiniment — ont permis de résoudre le problème de l'intemporel curieux des modèles de Cornelis. Bien que Grinten n'ait prouvé l'utilisation 57 G r i n t e n, E. F. : Le cachalot et le mannequin. Nederlands Kunsthistorisch Jaarboek, 13, 1962.