Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 27. (Budapest,1965)
WESSETZKY, GUILLAUME: Le scarabée a la chasse aux lions d'Amenophis III.
LE SCARABÉE A LA CHASSE AUX LIONS D'AMENOPHIS III Le règne pacifique de Hatchepsout, puis la politique annexionniste de Thoutmosis III ont jeté les bases de la position de grande puissance de l'Egypte; leur règne appartient à Paire de gloire de l'Egypte. En dehors de la collusion de plusieurs circonstances — desquelles nous ne nous occuperons pas ici — les qualités personnelles des pharaons ont également contribué à la tournure que prirent les événements, dont un exemple typique nous est fourni par la personne d'Aménophis III et d'Aménophis IV. La question se pose de savoir quel était le rôle que les successeurs de Thoutmosis III avaient joué dans la conservation de la situation internationale et intérieure extrêmement favorable de l'Egypte. 1 Les spécialistes de l'histoire de l'ancienne Egypte sont d'accord pour constater que la personne de Thoutmosis III, d'Aménophis II, de Thoutmosis IV et d'Aménophis III marquait chacune un nouveau pas dans l'évolution du règne absolutiste lié à l'individu. 2 Leur personnalité se manifestait de manières différentes. L'élan guerrier de Thoutmosis III se mariait avec son talent de chef d'armée, 3 par contre Aménophis III avait un naturel si peu belliqueux qu'il est problématique qu'il ait participé personnellement même à une seule campagne. 4 En traçant les portraits des quatre pharaons succédant l'un à l'autre, il nous faut relever un seul trait commun, et c'est leur force physique et leur habileté, ce que, dans le langage moderne, nous pourrions appeler la disposition pour les sports. 5 Dans la démonstration de ces qualités ce furent la chasse et l'arc, convenant le mieux à la personne du pharaon, qui étaient au premier plan, et les textes qui nous sont parvenus les mettent en relief de manière éclatante dans le cas de chacun des quatre souverains. 6 Dans la représentation de ces performances do chasse, c'est à dire sportives, on constate aux temps du règne d'Aménophis III un changement intéressant par rapport aux souverains précédents : à savoir, le souvenir des succès de chasse apparaît gravé 1 Drioton, É — V a n d i e r, J. : L'Egypte. Paris, 1952. p. 341. - Otto, E.: Ägypten. Stuttgart, 1955. p. 148. 3 L'exemple le mieux connu est la bataille de Megiddo, c'est à dire l'évolution de l'armée égyptienne, que les inscriptions de Thoutmosis III mettent plusieurs fois en valeur. Cf. H e 1 c k, W. : Urkunden der 18. Dynastie. Übersetzung zu den Heften 17 — 22, p. 8, note 3. 4 Gardiner, A. IL: Egypt of the Pharaohs. Oxford, 1962. p. 205. 5 Walle, B. van de: Les rois sportifs de l'ancienne Egypte. Chronique d'Egypte 13, 1938. pp. 234 — 257. Cf. encore: Buck, A. de: Een sportief Egyptisch koning. Vooraziatisch-Egyptisch Geselschap «Ex Oriente Lux». Jaarbericht 6, 1939. pp. 9—14. 6 La stèle d'Erment (H e 1 c k, VV. : Urkunden der 18. Dynastie. Fase. 17, p. 366) relève, en dehors de la dangereuse chasse aux éléphants de Thoutmosis III, qui se terminait presque par une catastrophe (Sethe, K. : Urkunden des ägyptischen Altertums