Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 25. (Budapest,1964)

VARGA, EDITH: Les monuments d'une coutume funéraire égyptienne de basse époque

LES MONUMENTS D'UNE COUTUME FUNÉRAIRE ÉGYPTIENNE DE BASSE ÉPOQUE Dans l'étude sur les modèles de sculpture égyptiens et leur moulages conservés au Musée des Beaux-Arts de Budapest, parue dans le n° 18 de ce Bulletin, nous avons publié entre autres une plaque en calcaire dont une face porte la figure négative forte­ment en creux d'un phénix assis (fig. I). 1 Ce type des moules constitue, en même temps que les autres exemplaires de sujets différents mais également en creux, l'un des groupes de monuments jusqu'à présent pas encore exactement déterminés et fort problématiques quant à leur origine, leur destination pratique et leur but religieux. Les publications faisant connaître les divers exemplaires, soit qu'elles ne font absolument pas mention de la destination de ces moules, soit qu'elles adoptent l'une des opinions jusqu'ici acceptées par les spécialistes. L'une des hypothèses a été rédigée par Maspero 2 qui a supposé que les plaques à figures négatives (représentant surtout des phénix) servaient de moules à pâtisserie. Il les a considérées comme des modèles avec l'aide desquels on confectionnait des offrandes pour le défunt. L'autre opinion s'est répandue à partir de l'ouvrage de Boreux. 3 Selon cet auteur les plaques à figures négatives étaient des objets faisant partie du mobilier funéraire et n'avaient pas servi de buts pratiques. Leur destination était d'un caractère sépulcral: elles ont permis aux défunts de confectionner les amulettes-phénix symbolisant et favo­risant leur renaissance. Ces deux conceptions et les publications plus récentes s'appuyant sur celles-ci reposaient sur le même fait, notamment que pas un seul exemplaire positif n'était connu qui serait sorti de ces modèles négatifs. Or, tandis que Maspero a pris position pour l'existence d'autrefois des moulages — bien, qu'en rédigeant son hypothèse, il ait déclaré de n'avoir pas connaissance de l'existence de tels — l'autre opinion a mis en doute même la possibilité que celles-ci auraient existé. Sans aucun doute, cette dernière supposition semblait donner une réponse bien plus nette à la question des négatifs jusqu'ici irrésolue et que Maspero avait laissée lui-même ouverte, toutefois cette hypothèse, répondant ainsi à la question posée, a pour ainsi dire estimé super­flue les recherches ultérieures. Certes, ce fut aussi l'une des raisons pour laquelle on considère aujourd'hui encore les modèles de figures de phénix comme objets du mobilier funéraire. Les auteurs delà plupart des publications s'occupant des moules étudiaient sur le fond les exemplaires à figures de phénix, c'est à ceux-ci qu'ils donnaient des interpréta­tions, en prenant pour un groupe différent les plaques exécutées avec une technique 1 Les modèles de sculpture de Basse Epoque dans la Collection égyptienne. Bulletin du Musée National Hongrois des Beaux-Arts n° 18, Budapest, 1961. pp. 11 — 15, fig. 9. 2 Maspero, G.: Guide du visiteur au Musée de Boulaq. Boulaq, 1883. pp. 288 — 289. 3 Boreux, Ch. : Département des Antiquités égyptiennes. Guide-catalogue som­maire, I —IL Paris, 1932. p. 458. 1* 3

Next

/
Thumbnails
Contents