Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 23. (Budapest 1963)

KUTAL, ALBERT: La «belle Madone» de Budapest

26. La Vierge à l'Enfant. Sternberk, château Madonna. Sternberk, kastély ment étroite et la matière s'y entasse en forme d'un rectangle allongé qui fait un peu saillie seulement au socle et dans la figure de l'Enfant. Le contour est par con­séquent fort simple et tranquil. Le hanche­ment droit n'est pas trop accentué et le mouvement rotatif des plis ne peut pas se développer, ce qui constitue un trait carac­téristique du groupe de Torun. Toutes les formes, qui, chez les autres statues sont étalées en largeur, ont dû s'adapter au format en hauteur. Voilà pourquoi la draperie en forme de tuyau sous le flanc droit couvre la partie majeure du grand pli reculant qui, ailleurs, est toujours libre. Cette limitation confère à la statue un caractère plus sévère, plus sobre et classi­que. L'ambiance émotionnelle est sensible­ment plus froide et la statue a un caractère plutôt représentatif que celui d'un genre intime. Les deux figures regardent direc­tement le spectateur. La conception de la forme reste quand même moins abstraite. La lourde matière s'accorde sûrement au rythme linéaire de la composition, mais elle ne perd pas ses qualités naturelle*. La formation saillante telle une poche sous le grand pli en demi­cercle sur le ventre de la figure prouve que la masse descend par son poids. C'est ainsi que se produisent des creux qui échappent à une disposition d'à priori (par exemple un creux irrégulier sous le coude droit). Aussi l'élaboration de la surface est-elle moins précise, plus molle, elle se prête moins à une définition exacte et à l'isolement des formes. C'est ce qui est évident notamment sur les deux têtes dont celle de l'Enfant Jésus est jointe aux épaules presque sans cou. La figure de la Vierge s'approche par son type de la Madone de Torun et peut-être précisément de celle de Bonn, bien qu'elle soit un peu plus allongée, mais elle n'a pas de limites précises et des contours aigus. Evidemment le sculpteur aspirait plutôt à la douceur relative des transitions qu'à l'isolement des diverses parties, plutôt à l'impression assombrie qu'à une définition claire et exacte. Aussi cette figure est-elle plus sérieuse, moins précieuse et plus monumentale. L'exécution tendre des yeux dont le dessin disparaît en se confondant dans des passages successifs, est bien caractéristique. Par son type l'Enfant diffère distinctement des Enfants du groupe torunien et par ce trait-là il est peut-être plus proche de l'Enfant Jésus de Plzeii.

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