Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 22. (Budapest 1963)

KATONA, EMERIC: La Prédication de Saint Jean-Baptiste de Bruegel

tanier de fleurs de champs. En effet, la richesse des couleurs de la peinture est frappante mais si ces couleurs peuvent être comparées à des fleurs, ce ne sont pas là des fleurs sauvages, mais bien celles qu'un jardinier soigneux à fait pousser dans une terre fertile et qui subordonnent leurs riches couleurs aux intentions de l'artiste et intensifient la gravité, la solennité de son objectif et la rigueur de la structure. L'observateur est fasciné par la composition monumentale et le dynamisme de l'action. A la suite de l'analyse minutieuse de la Prédication de St. Jean-Baptiste, ce n'est pas seulement le génie artistique, la conscience artistique stupéfiante, l'art incomparable de la composition, la compétence psychologique caractérisant les plus grands artistes et la capacité de représentation de Bruegel qui se développent à nos yeux, mais encore son idéologie et sa conception des problèmes de son époque. La question qui surgit et ressurgit au cours des recherches, c'est le rapport de l'art de Bruegel avec l'état social de son époque. Dans l'histoire des recherches, nous trou­vons plusieurs réponses contradictoires à cette question. Quelques uns considèrent exclusivement Bruegel comme un révolutionnaire spirituel, qui s'insurge contre le mal et la stupidité mais dont la révolte n'est que psychique. D'autres sont d'avis que dans les oeuvres de Bruegel il n'est pas possible, de séparer la critique morale et sociale de la métaphysique, car toutes les trois s'y trouvent. D'autres encore trouvent que chez lui la critique sociale est la plus caractéristique, et le considèrent comme un artiste révolutionnaire. Malheureusment, ces opinions, n'étaient pas fondées sur l'examen méthodique du réfléchissement de la peinture en question, que Bertram, qui dans les différentes époques de sa vie représenta plusieurs points de vue contra­dictoires dans la question du rôle révolutionnaire de Bruegel, juge inévitable pour l'interprétation convenable de l'artiste réel. « On explique mieux les propres oeuvres de Bruegel que les nombreux commentaires différents parus dans la littérature inter­nationale sur lui et sur ses oeuvres et qui pensaient saisir l'essence de son art ». Bertram rejette l'acceptation gratuite des oeuvres d'art et les aspirations qui appro­chent de l'artiste et de ses oeuvres « in the name of art for art's sake ». Nous sentons qu'il est de notre devoir de rechercher le message, la communication, c'est à dire la pensée dans les oeuvres — écrit-il. 80 Il nous semble qu'au cours de l'analyse de la Prédication de St. Jean-Baptiste, nous avons réussi à éclairer ce témoignage de l'oeuvre sur la conception révolutionnaire de l'auteur. E M E R IC KATONA 80 B e r t r a m, A. : Pieter Bruegel the Elder. London —New York, 1949. p. 4.

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