Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)
PUPPI, LIONELLO: Une ancienne copie du „Cristo e il manigoldo" de Giorgione au Musée des Beaux-Arts
36. Peintre vénitien : « Cristo e il manigoldo ». Lovere, Accademia Tadini Velencei festő : « Cristo e il manigoldo ». Lovere, Accademia Tadini tienne de la première moitié du XVI e siècle ; et nous pouvons à présent ajouter, ce qui rendra encore plus problématique la supposition d'une pareille expérience, que la disposition coloristique ne se ressent en aucune manière de l'original giorgionesquc, repris d'ailleurs avec quelque variante significative. Si, par aventure, arrivés à ce point, nous avançons l'hypothèse que le « Christ » de S. Rocco ait pu être repris à travers l'entremise d'une autre reproduction, nous découvrons peut-être les instruments utiles pour résoudre la question. En effet, un rapide contrôle du matériel pris en examen, jusqu'à présent, permet de retrouver, dans le tableau de Budapest et la xylographie du Musée Correr, des données communes singulières, et précisément dans ces détails qui constituent des variantes au prototype. Les deux personnages sur les côtés, tout d'abord, se présentent presque identiques : l'un avec le visage écrasé et le nez bien reconnaissable, avec sa ligne insolente, l'autre avec sa tête entourée d'un turban. Mais, ensuite, que l'on observe la torsion à laquelle le dos du sbire a été soumise vers qui le regard ; la nette délimitation de l'avant-bras du Christ — qui, de plus, dans les deux scènes a été représenté la tête un peu inclinée sur les épaules — avec un résultat analcgue (Renfoncement de la représentation, par rapport aux limites du cadre ; que l'on observe des détails infimes, comme le grand pli à angle aigu, rigide et accentué, du manteau du Porte-croix. Il n'y a aucun doute que le tableau du Musée de Budapest ne dérive de la xylographie de 1520 — car on ne peut pas, même par l'absurde, prendre en consi-