Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)

BALOGH, YOLANDE: Une statuette de Vierge gothique espagnole

22. Maître français : Vierge et l'Enfant. Montigny-Les­Cormeilles Francia mester: Madonna. Montigny­Les-Cormeilles 23. Maître français : Vierge et l'Enfant. Colombiers (Orne) Francia mester : Madonna. Colombiers (Orne) les plis retombant verticalement et doucement cassés à la hauteur des pieds. Ces derniers traits sont pour ainsi dire identiques. Une statue bien plus tardive, datant déjà du XIV e siècle, est la Vierge de Montigny-Les-Cormeilles (fig. 22), 9 où on voit ces mêmes motifs de la draperie mais dans une version plus récente, par contre le bras droit de la Vierge, disposé sous le pied gauche de l'Enfant Jésus est identique avec celui de la statue de Budapest, de même que le noeud du pan du manteau, retombant sur le bras droit. Il ressort de tout ceci que le prototype du torse de Buda­pest s'était évolué sans aucun doute en France dans la seconde moitié du XIII e siècle. La première variante de ce prototype est justement la statuette de Budapest, tandis que les trois statues faisant partie du groupe de Tolède sont les variantes un peu plus tardives de ce type, s'étant formées peut-être sous l'influence d'un modèle français plus récent, d'une sorte de statue ressemblant à celle de Marie. Le degré plus tardif du style se manifeste tant dans les plis retombant plus riche­ment, que dans l'attitude de l'Enfant Jésus. Sur le torse de Budapest le pied gauche de l'Enfant, reposant sur la main droite de la Vierge, ainsi que son pied droit s'éten­dant en arrière, sont disposés dans une ligne diagonale prononcée. Ce motif de détail apparaît dans son premier germe sur la Vierge d'ivoire, et sous sa forme définitive sur la Vierge de Montigny-Les-Cormeilles, en signe de leur cohérence typologique. Par contre ce motif fait défaut aux statues du groupe de Tolède, où 9 V i t r y, P.-B r i è r e, G.: op. cit. pl. XCV/3. 3* 35

Next

/
Thumbnails
Contents