Radocsay Dénes - Gerevich Lászlóné szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 18. (Budapest 1961)
BALOGH, YOLANDE: Une statuette de Vierge gothique espagnole
20. Maître français : Figure féminine. Rheims, cathédrale Francia mester : Álló nőalak. Rheims, székesegyház 21. Maître français : Vierge et l'Enfant. Lugnano di Vazia Francia mester : Madonna. Lugnano di Vazia (fig. 25). 6 Toutefois la statuette de Budapest permet encore mieux de découvrir l'origine de ce type. La figure svelte avec les plis de sa robe retombant verticalement et avec les pans du manteau plies sous les bras et symétriquement arrangés, présentent une composition d'une pureté tellement classique que nous ne serions pas étonnés de trouver ses antécédents parmi les monuments les plus grandioses de la sculpture française. En effet, nous reconnaissons dans une statue (fig. 20) de la cathédrale de Rheims 7 (façade ouest, portail gauche), la première mise en formes de ce type. Les motifs principaux de la draperie du torse de Budapest s'y présentent déjà nettement. Il y existent cependant aussi des divergences, dues au fait que la statue de Rheims a été exécutée, bien avant, comme il est à présumer, au milieu du XIII e siècle. Conformément ceci, la ceinture n'est pas encore si hautement placée, aussi sa structure ne porte-t-elle aucune trace de la ligne S. Par contre c'est cette ligne qui détermine la structure d'une statue également du XIII e siècle, une Vierge française en ivoire 8 (Lugnano di Vazia, église paroissiale de S. Maria in Catagne — fig. 21.). On retrouve sur cette même statuette aussi d'autres motifs du torse de Budapest : la ceinture hautement placée, le long bandeau de la ceinture, G W o i s e, G.: op. cit. II. Text. p. 71. 7 Vitrv, P. — B r i è r e, G.: Documents de sculpture française du moyen âge. Paris, 1904. pl. LXIV. 8 M o r t a r i, L.: Opère d'arte in Sabina. Rome 1957. (Catalogue de la ,,Mostra di Rieti") p. 67-68. n<> 57.