Radocsay Dénes - Kaposy Veronika szerk.: A Szépművészeti Múzeum közleményei 12.(Budapest, 1958)

IN MEMORIAM - B. Y.: Émeric B. Papp (1889 — 1957)

IN MEMÓRIÁM É M E R IC B. PAPP 1889-1957 C'est au début de décembre 1957 que nous avons conduit à sa dernière demeure Emeric B. Papp, notre très cher et très aimé collègue, qui pendant des dizaines d'années vécut de la vie du Musée auquel il se consacra avec dévouement, fidélité, zèle et travail incessant. Il suivit môme personnellement la vie de quelques-uns d'entre nous pour ainsi dire à partir de nos années universitaires. Il participa en effet à la vie du Musée dès le moment où il quitta, en 1911, Makó, sa ville natale, pour entrer au service du Musée des Beaux-Arts. Il commença sa carrière comme garçon de bureau à la Bibliothèque et aux Archives photographiques, et c'est avec la plus grande reconnaissance que nous pensons à lui en nous souvenant combien son habileté et son empressement ont facilité le travail des chercheurs. Plus tard il travailla comme appariteur spécialisé au Cabinet des Estampes, puis à la Galerie de Tableaux comme technicien. Il fut là, un soutien incomparable des chefs de ces départements dans l'organisation des expositions et dans tous autres travaux. C'est dans ce poste responsable que le surprirent les années de guerre. Seuls les collègues qui ont travaillé avec lui au Musée pendant les années difficiles, savent ce que nous devons, dans le domaine de la conservation et dans la sauvegarde des fonds de cet Institut, à l'exactitude de conscience et à la vigilance d'Émeric Papp, ainsi qu'à son amour du Musée. Le nom de 1' « Oncle Papp » devint avec le temps une idée. Pendant les longues décades sa vie s'est fondue entièrement avec celle du Musée. Il avait des attaches personnelles non seulement avec ses collègues, mais aussi avec l'édifice et le fonds du Musée, ayant eu à cœur le sort des objets d'art. L'organisation des expositions, l'arrangement des dépôts et des réserves n'ont pu être réalisés sans lui, ce fut toujours un plaisir de travailler avec lui, car il se donnait cœur et âme au travail. Bien que dans un poste simple et monotone, il était la bonne conscience du Musée où pendant 46 longues années il accomplit son service jusqu'à la fin de sa vie qui s'inscrit ainsi pour toujours dans l'histoire du Musée des Beaux­Arts. Y. B.

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