Fehér Erzsébet szerk.: József Attila válogatott levelezése (Új Magyar Múzeum. Irodalmi dokumentumok gyűjteménye 11. Budapes, 1976)
Levelek
dormir avant deux ou trois heures. Mais ça ira parce qu'il faut et parce que je le veux bien: encore deux mois et vient le printemps. Et voilà, tout. J'ai reçu les schillings que tu m'as envoyés pour cette raison je m'engraissai deux kilos. Alors, jusqu'à ce moment je pèse cinquante-six kilos, tout nu, — y compris — hélas — les idées dont la valeur ne vaut pas une centime. Encore j'intercale que je suis l'homme le plus joyeux qui ne dort jamais. C'est à cause de cela qu'on murmure — vers minuit - des vers propres: Dors, un arbre vieux et fatigué s'envola et se reposa sur le nuage le plus aisé . . . Mais passons ça. Je voudrais bien savoir le temps fixé quand tu m'envoies toujours de l'argent. Je paie le loyer le 19. par mois. J'habiterai seul de ce moment dans l'hôtel môme, une autre chambre c'est-a-dire chambrette. Il y a encore une nouvelle. Le nouveau L'esprit nouveau qui vient paraître communiquera, le février, mes cinq-six poèmes que nous — moi-même et M. Seuphor le rédacteur — avons traduit en français — après que je les avait traduits il a perfectionné le rithme et le langage et maintenant aussi, il perfectionne les suivis: Együgyű ének (étant paru au ,,Jel"); Aludj; Anyám a mosásban gyászkoszorú; Tiszta szívvel. A cause de cela même je n'écrivais pas une lettre à vous: je voulais le faire après qu'être paru, que je vaille une joie à vous. Mais, je crois, ça ne fait rien. Et maintenant, écoute, pupák ! Moi-môme j'écrivis un poème nouveau en français, qui se fera paraître dans l'Humanité. Je l'envoie ci-joint à toi. Comment ça va chez vous? Mie Etus pourrait m'écrire. Messieurs et dames, agréez mes civilités les plus empressées et les mots de mes sentiments les plus profonds ! Je vous embrasse A