Lenkei Henrik - Kont Ignácz - Bartói Lajos - Kőrösi Albin - Vikár Béla - Vikár Vera: Petőfi könyvtár 27-28. Petőfi a világirodalomban (1911)

Kont Ignácz: Petőfi a francziáknál

60 Petőfi-Könyvtár utóda az Akadémiában, Maxime Du Camp, aki a magyar viszonyokat jól ismerte, — hisz Olasz­országban ugyanazon zászló alatt harczolt, mint a magyar légió, — mondotta el emlékbeszédét, követ­kezőleg nyilatkozott a Petőfi és Lermontoff tanul­mányairól : „La poésie n'a pas de patrie ; elle aussi elle peut se dire universelle ; il (Taillandier) le sait, et il s'en va prêtant l'oreille aux chants qui viennent du Caucase, aux mélodies qui résonnent dans la puszta, près des Carpathes, sur les bords du Danube ; il tressaille aux strophes de Lermon­toff et de Petőfi Sándor; comme un écho fidèle, il répète ces voix harmonieuses et nous apprend à les aimer. Les deux poètes auxquels il accorde les lettres de naturalisation française étaient dignes de cet honneur. L'un et l'autre, semblables à Foi­ker — le barde à l'archet de fer — dont parle le poème des Nibelungen, ils portèrent l'épée et la manièrent avec vigueur. Comme lui aussi, ils devaient périr de mort violente. Ce n'est pas seulement la destinée tragique de ces jeunes hom­mes qui sollicite l'attention de M. Saint-René Taillandier, ce n'est pas seulement la saveur étrange qui se dégage de leurs poésies, comme le parfum vierge des plantes épanouies sur les sommets ; non, quelque chose de plus élevé l'attire et captive son intérêt. Dans les chants de Lermontoff, dans ceux de Petőfi Sándor passe un souffle de liberté qui vibre d'une façon en quelque sorte inconsciente, ainsi que vibre la corde éolienne sous l'action de

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