Varga Benedek szerk.: Orvostörténeti közlemények 145-146. (Budapest, 1994)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK - STUDIES, LECTURES - Le Calloc'h, Bernard: Se peut-il qu'Alexandre Csoma de Kőrös soit mort d'une encephalite?

mort survenant subitement après un court coma font penser à une encéphalite ou à une méningite à ca­ractère viral ou bactériel. Le paludisme atypique à falciparum a pu également provoquer ces symptô­mes, néanmoins l'absence d'autres symptômes non-équivoques montre qu 'il s'agissait plutôt d une en­céphalite virale ou bactérielle". (signé: Dr Ritobrata Mitra, Dr Meelie A. Deb Roy, Dr Sonya Noor, faculté de médecine de Cal­cutta) . Après l'avis formulé par les médecins de Calcutta, M. Marczell a encore ajouté le commentaire sui­vant : ,,Ce qui paraît donc le plus vraisemblable, c'est qu 'il s'agissait d'une maladie dite à arbovirus B dif­fusée par piqûres de moustiques. Les maladies à arbovirus, c'est à dire diffusées par des arthropodes, touchent surtout en Inde les échassiers et les porcs. Jusqu 'à présent, il n 'existe pas de remède et elles sont souvent mortelles ' '. Voyons donc de près le diagnostic. En premier lieu, il convient de rappeler qu'au temps de Csoma de Kőrös l'on appelait dans la pratique courante ,,encéphalite", non seulement tout mal frappant l'en­céphale, mais aussi toute inflammation touchant ses parties annexes et notamment les méninges. D'une façon générale, le mot recouvrait tout ce qui concernait le cerveau, le cervelet, la moelle allongée et les enveloppes séreuses, spécialement l'arachnoïde et la pie-mère. Mais il s'étendait encore aux maux provenant d'un épanchement anormal du liquide rachidien. En l'absence de connaissances anatomiques et physiologiques suffisantes, les médecins étaient incapables de distinguer nettement l'inflammation du cerveau de celle de ses enveloppes et parties voisines, et cela d'autant plus qu'il arrive souvent que l'encéphalite s'accompagne d'une méningite, ou vice-versa. Or, les deux maladies ont des symptômes semblables, sinon analogues; elles s'en prennent l'une et l'autre tant à la matière grise qu'à la matière blanche. En outre, elles peuvent être ensemble la conséquence d'une autre maladie. Il est bien connu, par exemple, qu'elles sont une complication habituelle de l'otite. Pour ce qui est des symptômes, on peut les regrouper en plusieurs catégories. Il y a d'abord les symptômes généraux comme la fièvre, la céphalée, la tachycardie, la nausée, les crampes, la torpeur, l'hébétude, la tendance à l'évanouissement. Il y a aussi les symptômes liés à un point précis de l'organe attaqué. Ainsi en est-il des diverses for­mes de fourmillement, engourdissement, ou paralysie, qui peuvent de prime abord faire penser à l'apoplexie. Le malade ne peut plus parler, ses sensations sont atténuées ou surexcitées, le globe oculai­re lui fait mal, la conjonctive rougit fortement. Et puis il y a les symptômes dus à différentes formes d'inhibition, l'immobilité, la dépression, la di­minution de l'activité intellectuelle, et dans certains cas la folie. Bien entendu, tous ces symptômes varient selon la cause de la maladie, selon la manière dont l'orga­nisme attaqué réagit, et selon la période dans laquelle on est. Compte tenu de ces premières réflexions générales, examinons à présent les symptômes un à un et comparons les à ce que nous en dit le rapport du docteur Campbell. 1) forte fièvre Campbell évoque la fièvre à trois reprises, mais il ne la qualifie pas de ,,forte". 2) forte céphalée Il dit bien que Csoma de Kőrös se plaint de maux de tête dès le 6 avril, mais il ne les qualifie pas de ,,forts". 3) Pouls rapide et irrégulier Campbell ne dit pas qu'il a pris le pouls de Csoma. 4) Forte constipation Il n'en parle pas.

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