Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 125-132. (Budapest, 1989-1990)

TANULMÁNYOK - ESSAYS - Le Calloc'h, Bernard: Alexandre Csoma de Kőrös n'est pas mort du paludisme

auxquelles s'est ajouté un brusque changement d'altitude, puisque Dardjiling es à plus de deux mille mètres. Alors qu'il approche sans doute de la soixantaine 44 , l'épreuve nouvelle qu'il s'impose est trop sévère pour un homme au coeur épuisé, aux artères durcies, aux organes délabrés, aux ressources physiques diminuées. Son coips, usé par des décennies de privations de toutes sortes, et, semble-t-il, par les assauts répétés de la fièvre, n'a pas résisté au choc d'un effort excessif et prolongé. Sa santé, déjà passablement chancelante, a chaviré d'un coup, comme il arrive souvent en pareil cas, comme il arrivera par exemple à Prjevalski, lorsqu'il mourra d'épuisement, âgé seulement de quarante-neuf ans, en 1888, près du lac Issyk-koul. Bref, c'est le voyage qui a été la cause immédiate de la crise qui l'a emporté, et c'est le mode de vie anti-hygiènique, exagérément ascétique, qu'il a mené depuis son adolescence, plus spécialement depuis 1820, qui en a été la cause lointaine. Point n'est besoin d'invoquer on ne sait trop quelle crise de palud­isme qui ri est en aucune façon prouvée et dont Campbell ne prononce même pas le nom. Comme l'a très justement écrit le comte Etienne Széchenyi, „il s'est finalement écroulé sous le poids de ses fatigues" (végre összeroskadt fáradalmai alatt) 4S . Il a été victime d'un collapsus, comme tendrait, d'ailleurs, à le laisser penser le fait qu'il est mort sans aucune agonie. Son organisme n'avait plus la force de lutter. Alexandre Csoma de Kőrös est mort épuisé d'avoir trop longtemps souffert. Bernard LE CALLOC'H 110 nie Montreuil 75011 Paris, France ÖSSZEFOGLALÁS Bernard I.e Calloc'h, neves francia orientalista cikkének témája igen röviden összefoglalható: Semmi bizonyíték nincs arra, hogy Körösi Csoma Sándor valóban maláriában halt meg, amint azt éleüajzírói állítják. Le Calloc'h szerint a biográfusok szinte kivétel nélkül megegyeznek abban, hogy Körösi Csoma Sándor 1842-ben Dardjeelingben, maláriában halt meg, melyet útban a város felé, Terai vidékén kapott meg. Ez az állítás először Duka Tivadar Körösi Csoma Sándor dolgozatai című tanulmányában (1885) látott napvilágot s ettől kezdve minden életrajzíró kontrollálatlanul átvette. Duka Tivadar ezen megál­lapítása pedig Dr. Archibald Campbell, angol orvos, George A. Bushby-nak, az indiai kormányzó titkárának út jelentésén alapul, aki 1842. április 15. keltezéssel (francia fordításban) ezt írta:... il été vic­time de la fièvre contractée en cours de route.azaz: az úton szerzett láz áldozata lett". Ezt a mondatot értelmezte úgy Duka Tivadar, hogy Körösi Csorna Sándor maláriában halt meg, amit út közben, nevezetesen a Darjeeling előtti mocsaras őserdőben, Terai vidékén szerzett. 44 Si l'on admet que Csoma était né en 1784, comme cela est généralement admis, il était entré dans sa cinquante­neuvième année au moment de sa mort. Mais sa date de naissance continue de faire l'objet de controverses entre spé­cialistes depuis que le professeur László Kádár, président de la Société hongroise de géographie (aujourd'hui prési­dent d'honneur), a voulu démontrer que son savant compatriote n'avait vu le jour qu'en 1789, dans son article intitulé ..Données nouvelles pour lever le mystère de l'origine d'Alexandre Csoma de Kőrös" (Adalékok Körösi Csoma Sándor számlázási rejtélyének megoldására), paru à Budapest dans la revue „Keletkutatás", N°2 (1974), pages 193 à 207. 45 Ce texte, écrit en 1858 par le comte Etienne Széchenyi, figurait à l'origine sur le cadre d'un tableau représentant la tombe du voyageur, qu'il fit peindre pour l'avoir sur sa table de travail, et que son fils Béla offnt après la mort de son père à l'académie hongroise des sciences, où il est toujours. Ce texte a été reproduit sur la plaque apposée le 30 mai 1910 au cimetière anglais de Dardjiling.

Next

/
Thumbnails
Contents