Antall József szerk.: Orvostörténeti közlemények 50. (Budapest, 1969)

KISEBB KÖZLEMÉNYEK — ELŐADÁSOK - Réti Endre: Az orvosi gondolkodás története (Francia nyelvű közl.)

par l'imagination, elle était donc idéaliste, mais elle a essayé déjà de répondre aux questions, elle était donc causale d'une manière primitive et elle donnait dans son genre des ailes à la pensée avec son caractère dynamique, c'est à dire elle était dialectique. Voici les deux attributs de la pensée matérialiste et de la pensée dialectique, attributs influençant la pensée médicale d'une manière importante au cours de l'histoire: les intentions mécanistes et celles idéalistes; toutes les deux ont souvent engagé la médecine sur une fausse route. Plus tard, bien qu'a un niveau plus élevé, on retrouve ces deux chemins. Le nationalisme antique grec était proche de la méthode de pensée des sciences naturelles, mais il fut balayé par le moyen âge. Ce dernier était, comme on sait, de caractère idéaliste. L'idéalisme se présentait dans la forme mécaniste (c'est le dogmatisme) et il existait aussi un idéalisme dialectique: la scolastique. Cette dernière, avec son entrainement spirituel continu, a certainement ajouté au développement de la jurisprudence et à la pratique de la logique. Nous considérons d'habitude comme ère nouvelle la période du commencement de la civilisation, de l'industrialisation intense comme le début de l'évolution de la science moderne, avec la vision homocentrique de la Renaissance et de la Ré­forme. De fait les grands philosophes anglais, puis Gassendi, Descartes et ses élèves, qui ont considéré l'organisme comme une machine et ont examiné les parties de cet appareil, ont dépassé tous leurs prédécesseurs en se rapprochant de la réalité. Avec Vésale, Linné et leurs successeurs, la science analytique a connu la structure et la systématisation. Mais le chemin ne menait plus vers­l'avant puisque les mécanistes n'ont pu expliquer les phénomènes vitaux. Com­ment l'aurait pu faire le intromécaniste Baglivi par ailleurs physicien eminent qui imaginait que les dents sont des scies, le système circulatoire une usine d'eau, l'estomac un moulin, la péristaltique de caractère de martellement lequel presse en lui-même l'aliment transformé en pâte fine. Pour lui, comme en général pour les iatro — physiciens — iatromécanistes, la matière rest toujours la même, elle se morcelle uniquement mécaniquement. Pour une nouvelle vue il fallait une nouvelle manière de penser, puvant supposer et accepter au lieu de la sta­bilité permanente de la matière la possibilité de la transformation des ma­tières. L'alchimie sort ici du monde de l'escroquerie ou de l'illusion rendant possible, avec Paracelse, le présentiment de la transformation de la metière, de la fermen­tation. Mais cette doctrine idéaliste, originairement mystique, cachait un noyau dialectique. Ce dynamisme, cette pensée synthétique a rendu possible l'épanouiss­ment de la vision physiologique à coté de la pensée anatomique, la conception moderne des phénomènes vitaux. Du 19-ème siècle, on peut citer de nombreux exemples du combat du mécanisme materialists et de l'idéalisme dans les discussions menées d'un coté de la part de Geoffroy St. Hilaire, Jolly, Pouchet a tendance se réclamant davantage des sciences naturelles, mais mécanistes, de l'autre coté de la part de Cuvier et Pasteur, sur certains points plus conser­vateurs dans leur esprit. Ces discussions ont prouvé, qu'il était vain pour les matérialistes de chercher a avoir une vision à caractère de sciences naturelles, s'ils persistaient à être mécanistes dans certaines questions, au 19-ème siècle, on ne pouvait plus avancer sans dialectique dans la médecine et la biologie.

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