Palla Ákos szerk.: Az Országos Orvostörténeti Könyvtár közleményei 15-16. (Budapest, 1959)

Dr. Schultheisz Emil: Pythia thermái

affirme, qu' un ,,. . . divin minerai quelconque' rechauffe l'eau . . .". Paulus Silen­tiarius. un homme qui ne se borne pas à rapporter les faits, mais qui en tire aussi les conclusions, n'accepte pas la première hypothèse. Puisque l'eau chaude sent la „pourriture", cela prouve clairement la provenance ,,d'un élément de teinte sulfuriue". Le poète renforce de plus la „certitude" de cette théorie, c. à. d. l'origine sulfurière des sources, si importantes dans la médecine, par les suivants: La plupart des sources minérales (et même Hippocrate et Galicn ont ignoré ce fait, écrit Silentiarius) se trouvent en des lieux où la terre „sc couvant, exhale bruyamment du feu . . ." (Silentiarius discerne donc l'origine volcanique d'une partie des sources minérales!) Des sources de le même origine existent hors de Pythie, en Titanie en Médie et ,,. . . au delà des Colonnes d'Hercule se trouvent le plus". Or, ici il n'y a pas seulement des sources minérales, mais aussi (et cela confirme davantage la provenance sulfurifère des sources minérales) des lacs, au dessus desquels „une evaporation terrible prive les hommes de leurs sens". L'eau de l'une de ces sources „enivre", tandis que celle d'une autre ,,clapote huileusement et devient le médecin des oiseaux malades partout où elle coule . . .". Parmi ces sources il en est qui purifient et d'autres qui renforcent le corps. Celle-ci guérit les fractures et celle-là ,.dompte" les inflammations. De plus, le poète n'oublît pas de dépeindre les environs des sources miné­rales. Il décrit une prairie, où „il y a nombreux trembles, qui dégagent d'ambre jaune . . ." Silentiarius souligne encore, que les environs de ces sources in­fluencent considérablement la guérison des baignants. Il finit son poème en invitant ses lecteurs de s'occuper intensivement de ces ,,miracles". Or, la question se pose: où était situé Pythie, avec ses ,,miracles" et ses sources minérales guérissantes, chantés par le poète? Les adeptes de la géographie les plus connus et ajoutons les plus exacts: Cellarius et Sebastien Münster (8., 9.) ne la connaissent pas. Strabo (10) ne la mentionne non plus. C. Plniius sec. par contre, note le nom „Pythia fons", mais n'y ajoute aucun détail. Parmi les géographes de l'époque moderne, c'est Claudius Ptolaemaeus (12) qui connaît Pythie, une ville d'Asie Mineure, dont l'entourage est riche en eaux (mais a cessé d'être un bain). Dans les ouvrages balnéaires, Pythie ne se trouve nulle part. Même dans l'oeuvre, comme on sait, très détaillée d'And. Baccius „De Thermis" nous ne l'avons pas découvert. Cela explique, pourqoi d'Ancantherus, le seul médecin, qui s'est occupé du poème, jugea nécessaire de se prononcer sur le lieu des sources. Au début de ses commentaires, qui accompagnent sa traduction, il écrivit: Thermae Pythiae ut quae essent in urbe Pytho Apollini sacra . . ."!

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