PALOTAY GERTRUD: OSZMÁN-TÖRÖK ELEMEK A MAGYAR HÍMZÉSBEN / Bibliotheca Humanitatis Historica - A Magyar Nemzeti Múzeum művelődéstörténeti kiadványai 6. (Budapest, 1940)

PARTIE HISTORIQUE

— 70 ­nombre de liousses de ce genre, il est bien possible que la couverture de seile présen­lée sur la fig. 149 sóit une de celles-ei. Bien que de l'inventaire mentionná il ne ressorte pas avee certitude s'il s'agit de couver­tures en brocart ou de couvertures brodées, il parait probable qu'il y en avait aussi des brodées. Nous possédons aussi beaucoup de donnés relatives á des liousses lur­ques brodées, que nos inventaires menli­onnent en ajoutant la désignation «broderie de la Porte». Dans un inventaire de 1672 figure par ex. une housse qui est ornée d'«une broderie de la Porte faile de fii d'or remplie ä gros points». 1 1 Sur la base de nos reliques, il n'est pas difficile d'établir de quelle sorté de broderie il s'agit ici: c'est sans doule une broderie d'or, bourrée el bombée, en relief, type répandu chez nous précisément sous l'influence turque et íré­quente sur nos liousses. C'est ainsi qu'ont été faites les deux housses brodées figurant sur la planche XLII. Si l'origine des housses ne peut étre établie avec certitude, l'origine turque de ces ornements de broderie n'en est pas moins síire, el nous reviendrons p. 107 et 119 sur l'influence exercée parceux-ci sur nos broderies seigneuriales etj>opulaires hon­groises. Que les selles et les housses lurques brodées étaient des objets précieux et es­timés mérne parmi des trésors princiers, encore bien aprés la domination turque, nous le savons par l'inventaire de 1729 de Mine Kata Betblen, épouse de Mihály Apaffy II prince de Transylvanie, dans lequel il ne figure pas moins que huit couvertures de seile turques, et parmi celles-ci, il y en a aussi qui sont ornées de «piqüre d'or», c'est-ä-dire de coutures. 1 2 Dans cet inven­taire, les «housses turques» sont énumérées dans un chapitre ä part. Leur nombre s'éléve ä qualorze et il y en a aussi qui sont brodées de fil d'or et de perles. 1 3 II est probable que parmi ces couvertures de seile toules n'étaient pas des ouvrages turcs originaux, mais que — á en juger d'aprés la désig­nation de la matiére — quelques-unes ont été faites chez nous, selon le goüt et le style turcs. II est remarquable que le style de la broderie de ces selles et de ces housses tur­ques ait exercé une influence non seulement sur l'ornementation des objets hongrois de ce genre, mais encore sur les ornementations sur toile dont les exigences d'ordre tech­nique et d'ordre décoratif sont compléte­ment différentes. C'est ce qui ressort d'une note de 1688 qui parle d'«une taie d'oreiller brodée ä la manicre des liousses á fleurs d'argent et d'or». 1 1 Nous voyons aussi un travail pared sur la fig. 1 qui présente l'ornement de coin d'un fichu de batiste et rappelle les broderies des couvertures de soie et de velours turques. Parmi les équipements de combat bro­dés, mentionnons ä litre d'exemple le car­quois figurant sur l'inventaire d 'Imre Thököly qui était «brodé de fleurs de fii d'or et d'argent» avec son baudrier (?). 1 5 Bien qu'il n'y ait aucune désignation indiquant de plus prés qu'il s'agit d'objets de style lure, nous pouvons tenir pour cer­tain que ces objets étaient empreints de ca­ractéres turcs, et cela non seulement parce qu'ils formaient la propriété d'Imre Thö­köly, mais aussi parce que la broderie d'or et d'argent était emplové précisément pour décorer les carquois turcs. Parmi les effets mobiliers de Thököly saisis ä Munkács, figure aussi nombre de housses á broderie de la Porte, c'est-ä-dire turque. Une sab­retache conservée chez nous, couverte de drap rouge, présente aussi des motifs ä fleurs de style turc, brodées de fii métal­lique; sans doule, cetle piece faisait partié d'un éqliipement de combat. 1 6 Suivant l'ins­eription brodée, elle fut faite en 1660 et ap­partenait ä Bálint Szilvássy qui fut plus tard pendant plusieurs années l'ambassadeur de Transylvanie á la Porte et qui avait déjá sans doule ä cette date des relations avec la Turquie. II est caractéristique qu'il y a surtout parmi les selles de Transylvanie plusieurs pieces dont on ne peut établir avec certi­tude, ni sur la base des ornements, ni sur celle de la forme, s'il s'agit d'un travail hongrois ou turc. Les caftans et leur matiére. En dehors de l'équipement de combat turc et souvent avec celui-ci, c'est l'habil­lemenl turc qui tombait le plus souvent aux mains des Hongrois. Tout d'abord, le vétement de dessus oriental, celui dont la 1 1 Radvánszky: op. c. vol. II., p. 357. 1 2 Századok, Année 1883, p. 789. 4 3 Ibid. p. 790. 4 4 Radvánszky, op. c., vol. II, p. 378. matiére était la plus pompeuse et la coupe nettement Orientale : le caftan, jouissait chez nous d'une grandé popularité. Souvent, cer­les, on le prenait á 1'ennemi ou meine on se le procurait par pillage. (C'est, du moins. 4 5 Monumenla Hung. Hist. Scriplores, vol. 24. p. 191. 4 6 Szendrei, J.: Magyar hadtörténeti emlékek. { Sou­venirs d'hisioire mililaire hongrois.) Bpest, 189G-p. 687.

Next

/
Thumbnails
Contents