Csengeryné Nagy Zsuzsa dr. – Doroghyné Fehér Zsuzsa dr. szerk.: A Magyar Nemzeti Galéria Évkönyve 2. szám. (MNG Budapest, 1974)

L'épée tenue par la main gauche symbolise un jeune héros tandis que le petit lys mis à la main droite rappelle le vœu de chasteté du prince. Le visage du personnage exprime l'extase et il s'y lit aussi l'émotion éprouvée par l'artiste à l'approche d'un être humain aussi exceptionnel que fut le prince Emeric. Cette statue se prête bien à l'analyse de la technique du modelage du sculpteur. Erdey construit ses statues en partant de l'intérieur et complète les formes primitives au cours du travail. Par l'emploi de cette technique et à cause de son penchant à faire des œuvres monumentales, ses statues finissent toujours par devenir plus grandes que prévues. Quelques minutes après le commencement du modelage tout est à sa place ; l'artiste travaille à l'œuvre en posant partout les couches d'argile s'occupant à la fois de tous les détails de la statue naissante. Ses têtes ont du caractère dès les premiers instants du travail et elles pourraient passer pour des œuvres finies. Ses figures sont réelles déjà à la première phase du modelage et apparaissent tendues dans l'espace. C'est ainsi qu'il crée les statues dans un élan vigoureux si bien que celles-ci expriment dans la première forme qu'il leur donne ce qu'el­les ont d'essentiel. Et la surface définitive par laquelle il finit ses œuvres correspond toujours à l'essence même des figures. Aux premières années 1940, des thèmes, l'un plus beau que l'autre, surgissent. Sa vie est exempte de soucis, il peut travailler sans interruption. Ces années heureuses sont celles de son professorat de courte durée. En reconnaissance de ses succès dans la scul­pture, il a été nommé professeur à l'École d'art décoratif. « . . .quand, tout en causant, il s'installait sur une caisse contenant de l'argile, nous avions l'impression qu'il ne s'abaissait pas à la portée de ses élèves ; au contraire, il nous élevait à son niveau » — dit un de ses élèves en par­lant de ses relations avec ses étudiants. Il prend ceux-ci aussitôt pour des artistes. Il encourage n'importe quelle conception de l'art à condition qu'elle soit celle d'un art réel ; il l'accepte toujours si elle est celle d'un artiste. Il transmet avec joie ses connaissances et son expérience, tou­jours prêt à aider ceux qui en ont besoin. Ses rapports avec ses collègues sont les mêmes. 119. Dezső Erdey (1902-1957) : Femmes se coiffant (etudes), entre 1945 et 1057 Erdey Dezső (1902—1957) : Fésülködő nők (vázlat), 1945—1957 között 120. Dezső Erdey (1902-1957): Femmes s'essuyant (études), entre 1945 et 1957 Erdey Dezső (1902—1957) : Törölköző nők (vázlat), 1945—1957 között

Next

/
Thumbnails
Contents