Technikatörténeti szemle 17. (1988-89)
TANULMÁNYOK - Szabadváry Ferenc: Relations franco-hongroises dans les sciences naturelles et techniques 1730–1820
PERENC SZABADVÀRY* RELATIONS FRANCO-HONGROISES DANS LES SCIENCES NATURELLES ET TECHNIQUES 1730—1820** On peut lire dans la Gazette nationale ou Moniteur Universal du 8 e vendemière de l'an trois, c'est à dire 29 septembre 1974 le compterendu d'une séance de la Convention Nationale. On débattait le rapport d'un comité concernant la fondation et l'organisation d'une nouvelle école nationale pour l'enseignement technique supérieur. Le rapporteur était le célèbre chimiste, Fourcroy, l'un des premier disciples de Lavoisier, membre de la Convention et jacobin, plus tard sous Napoléon comte et ministre de l'éducation. C'est dans ce rapport qu'on peut lire ce qui suivent: „La physique et la chimie n'ont encore été montrées qu'en théorie en France. L'École des Mines de Schemnitz en Hongrie nous fournit un exemple frappant de l'utilité de faire exercer ou pratiquer par les élèves les opérations qui font la base de ces sciences utiles. Des laboratoires y sont ouverts et munis des ustensiles et des matériaux nécessaires pour que tous les élèves y repètent les expériences et voyent par les yeux les phénomènes que les corps présentent dans leur union. Le comité du Salut Public a pensé, qu'il fallait introduire dans l'école des travaux publics cette méthode qui a le double avantage de faire concourir tous les sens à la fois au progrès de l'instruction et de fixer l'attention des élèves sur une foule de circonstances qui échappent presque toujours dans les leçons ..." La nouvelle école fut fondu l'année même. Cet école qui est devenu la fameuse École Polytechnique de Paris, qu'on peut considérer comme archétype des universités techniques modernes portait á l'origine le nom École Centrale des Travaux Publics. La nouvelle école avait publié un journal intitulé Journal Polytechnique. Dans le préface du premier numéro de ce journal nous pouvons lire: „II faut dire encore que l'école est tellement montée, que l'on s'y attache bien plus au travail que l'élève exécute de ses propres mains, qu'à ce qu'il peut apprendre en écoutant les professeurs, ou en étudiant dans des livres. C'est en effet la meilleure méthode pour fixer dans l'esprit les connaissances que l'on acquiert, s'assurer de leur justesse, et être certain qu'on les possède complètement. La collection de ses ouvrages est d'ailleurs un témoin irrécusable de l'emploi que l'élevé a fait de son temps. Cette condition dans le mode du travail, distingue éminemment l'école •Országos Műszaki Múzeum, 1117 Budapest, Kaposvár u. 13—15. "Készült a 319/1986. sz. állami megbízás keretében