Technikatörténeti szemle 17. (1988-89)

TANULMÁNYOK - Szabadváry Ferenc: Relations franco-hongroises dans les sciences naturelles et techniques 1730–1820

centrale des travaux publics. Elle imite en cela l'école de Mézieres pour les ingénieurs militaires, mais qui n'existe plus, et l'école de Sohemnitz en Hong­rie, relativement à la pratique de la chimie. On ne saurait trop, dans un moment ou l'on va réorganiser l'istruction publique en France, insister sur la nécessité d'obliger les jeunes élèves de tout âge à un travail manuel, sans cela ils n'auront que des notions superficielles, et seront incapables d'une occupation suivie." (1) Ainsi l'Académie des Mines de Selmecbánya (Schemnitz en allemand, Banska Stiavnica en slovaque) a servit à certains égards de modèle à l'École Polytechnique. Or si l'École de Selmec a servit de modèle il fallait qu'on la connaisse en détail. Il parait qu'en Haute-Hongrie (aujourd'hui territoire de la Tchécoslovaquie) déjà au temps de l'empire franc, on exploitait des mines de métal. Les rois de Hongrie du Moyen-âge ont continué de maintenir et de développer cette exploitation. A cette époque la Hongrie était la plus grande productrice d'or de l'Europe, mais sa production d'argent et de cuivre était toute aussi importante. C'est ici que la famille Thurzó-Fugger au XV. et XVI éme siècle fonda ses immenses mines et fourneaux. Selon une information qui nous fait illustré la grandeur de ces entreprises, en 1526 4000 mineurs ont participé à une émeute. C'est dans cette région, d'un grand passé fameux et bien connu dans l'Europe entière que le roi hongrois Charles III (comme empereur romain Charles VI) fonda en 1735 à Selmec une école minière (2). En 1770 la reine et impératrice Maria-Thérèse l'a érigée en Académie des Mines (3). Dans le prog­ramme d'enseignement de cette école — que nous connaissons de l'an 1735 — figuraient déjà des travaux pratiques de laboratoire de chimie analytique (4) Plusieurs célèbres savants et étudiants français ont visité cette école. Mon­tesquieu a visité cette région des mines en 1728 et il a mentionné dans „Voya­ges" les machines à feu qu'il avait vues à Selmec. Comme on le sait, les premières machines à vapeur industrielles sur le continent européen ont fonctionné dans les mines de Selmec. C'était en 1722, que l'ingénieur anglais, Isaac Porter a mis en place ces machines de type New­comen en Hongrie (5). Jars, membre de l'Académie des Sciences, a étudié entre 1757 et 1759 le lieu de production et le traitement des minerais de cette région. Il a longuement relaté ses expériences dans son livre „Voyages métallurgiques" paru a Lyon; ce livre a été aussitôt traduit en allemand (6). On sait que Has­senfratz visitait en 1782. aussi cette region minière de Hongrie. Mais il y avait des relations vice-versa aussi. Jacquin qui était d'origine vallon, fut le premier professeur de chimie et de métallurgie (1763—70) de l'Aoadémie de Selmec, plus tard il est devenu professeur à l'Université de Vienne. Il visita souvent Paris, il connaissait Lavoisier personellement, était même invité plusieurs fois dans son laboratoire et faisait la connaissande pro­bablement avec les savants — d'entre eux Fourcroy — qui l'entouraient. Dans son livre „Examen chemicum" écrit à Selmec, il soutient le théorie sur l'acide carbonique de Black (7), et ce livre était bien connu par Lavoisier, puisqu' il l'a souvent cité dans ses oeuvres (8). Delius a été le professeur de l'art de l'exploitation des mines à Selmec, plus tard conseiller de la Chambre minière de Vienne. Son manuel scolaire „Anleitung zu der Bergbaukunst" paru en 1773 a été traduit en français et publié à Paris en 1778 sous le titre de „Traité sur la science de l'exploitation

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