Budapest Régiségei 21. (1964)
TANULMÁNYOK - Nagy Emese: A középkori Buda és Pest építészetének technikai és szervezeti kérdései : 1. közlemény 133-190
Friedrich: Die Steinbearbeitung . . . (Augsburg, 1932); Á. Kieslinger: Die Steine von St. Stephan (Wien, 1949); Blümel: Griechische Bildhauer an der Arbeit (Berlin, 1940). En rapport avec la Hongrie, ce fut Henrik Horváth qui s'occupa de l'examen des parements (Budai kőfaragók és kőfaragó jelek. Tailleurs de pierres et signes lapidaires du Bude. Budapest, 1935.). Il a déduit les conséquences tant qu'il était possible — en ce temps — là du matériel de Bude, étant à sa disposition, mais il est à noter que, de nos jours, les pierres, les outils et la documentation, devenus entre temps mieux accessibles, nous permettent d'élargir la chronologie antérieure, d'étudier d'une manière plus approfondie les diverses phases de travail, ou de modifier certaines déterminations de Henrik Horváth. Ainsi nous examinerons dans ce qui suit en premier lieu, les monuments médiévaux de Bude, quelques trait de caractère de la taille des pierres de la Hongrie au moyen âge. Dans le matériel livré par les fouilles effectuées dans le château de Bude, nous trouvons deux sortes de groupes d'outils servant à façonner la pierre : les outils pour extraire les pierres et ceux pour les tailler. Les circonstances dans lesquelles les outils de carriers furent trouvés indiquent pour la plupart une origine du XVI e siècle, or les vestiges de l'extraction du rocher, trouvées dans la grande cour du palais, portent à croire qu'une partie de l'outillage pourrait être d'origine antérieure. Les couches des fouilles, ou on a trouvé ces outils servant à tailler le pierre attestent également la provenance du XVI e siècle, et aussi selon le témoignage des représentations du travail de la taille des pierres qui nous sont restées des différentes époques, nous sommes en effet en présence d'une outillage plus tardif. Mais même parmi ces spécimens se trouvent quelques types, dont on se servait aussi antérieurement. La collection des outils originaux est complétée par les espèces d'instruments rencontrées dans les signes lapidaires de Bude et sur le blason d'une pierre tombale d'un tailleur de pierre. Or ces exemples ne présentent pas tous les instruments utilisés, tel qu'il est démontrable dans le matériel de pierres de Bude. Si nous étudions les surfaces des pierres sculptées médiévales et renaissances au point de vue de l'emploi des outils, nous observons les principaux traits de caractère suivants: C'est la sorte même des pierres qui détermine en premier lieu l'emploi des outils. On se servait de différents instrument pour le façonnement des pierres dures et tendres. Mais ce fait ne signifie pas les traces d'outils ne peuvent pas avoir une importance chronologique. D'une part: a) le matériel de pierre utilisé et les outils servant à leur façonnement changent selon époques; b) il est possible de former de différents parements en se servant des même outils, selon la manière de les tenir, leur dimension et l'ordre de succession de leur utilisation; c) dans l'emploi des instruments existe un certain arbitraire à l'intérieur des même genres de pierres. Il fallut diviser la matière de pierres à examiner, et les traces produites par les instruments employés, en plus du groupement selon période, aussi au point de vue de leur fonction, selon qu'il s'agissait de plans lisses, ou de détails ornamentaux ou profilés, ou bien d'une surface de la jointure aplanie lors de l'emmurage. En observant ainsi le matériel de pierres de Bude, nous arrivons à la conclusion que pour établir la chronologie, il fallait considérer l'emploi des outils en premier lieu sur les jointures et les parements unis extérieurs. Plus une sculpture est compliquée, plus un profil est articulé ou plus un ornement est riche, plus on doit utiliser d'avantage d'outils pour le façonnement, donc le rôle des instruments déterminants l'époque est inversement proportionnel aux détail sculptés propres à déterminer de l'âge. Considérant que les surfaces plates des pierres d'appareil ne se trouvent que dans un nombre très restreint et que leur apparition se limite aussi au point de vue de chronologie à un domain plus étroit dans le matériel de Bude, ce sont les surfaces de jointure ainsi que les façades et les faces latérales visibles, qui peuvent entrer en ligne de compte. Nous résumerons le procession du développement de ces dernières dans ce qui suit: Dans le groupe de nos sculptures de style roman les plus anciens, datant au XI e siècle, c'est Raffinement des traces d'un marteau-pioche fait par une hache dentelée qui est très caractéristique, et qui produit une surface assez fine. Au XII e siècle, on voit apparaître à côté de la façon mentionnée ci-dessus, les pierres plus tendres et le façonnement exécuté une hache aplatie. Sur les sculptures d'Óbuda de la première moitié du XIII e siècle, nous découvrons à côté des pierres mentionnées en premier, aussi les traces de la hache à tête aplatie dans le cas des pierres dures qui se trouvent par suite de la nature dure de la pierre assez irrégulièrement sur les surfaces de jointure. Sur les bords intact nous retrouvons partout les traces du façonnement. On rencontre au début du gothique, dans la seconde partie du XIII e siècle, même dans le cas des pierre calcaires demi-dures, la combinaison du marteau-pioche et de la hache à la tête aplatie, mais à partir du XIV e siècle, l'emploi de la hache aplatie se répand de plus en plus, d'une part sur les surfaces de jointure, d'autre part sur les parements unis visibles et les traces de plus en plus régulières et plus uniformes ne sont interrompues que par les vestiges d'un ciseau plat servant dans la première partie du siècle seulement au façonnement des bords. A partir de la seconde moitié du XIV e siècle, les maîtres abandonnent de plus en plus cette méthode caractéristique du processus de la sculpture sur les parements aussi 189