Budapest Régiségei 15. (1950)

ÉRTESÍTŐ - Szilágyi János: Jelentés a Fővárosi Ókortörténeti (Aquincumi) Múzeum kutatásairól és szerzeményeiről az 1945-1948. évek folyamán 303-331

[parloirs], des galeries et des antichambres situées le long de la rue. Les locaux que nous venons de mettre à jour servaient aussi de logement, peut-être à cause de la pénurie de logement. En tout cas, une série de petites trouvailles renvoient à cette destin nation. Parmi ces ustensiles il suffit dé signaler les débris d'un vase en »terra sigillée«, muni d'une décoration gravée, une monnaie bronze de Gordien et la partie inférieure d'une »terre sigillée« avec la marque VECS, retrouvées au couloir 49; un mortier en pierre calcaire blanche, servant peut-être à broyer des grains de céréales [local situé entre 39. et 47/b ; hauteur du mortier : 36 cm., diamètre de l'orifice : 29 cm., diamètre de la base : 20 cm.] ;les bases de plusieurs vases de verre, une bulle de bronze [diam.: 1,4 cm.] et les débris de plusieurs vases en »terre sigillée«, fabriqués à Rheinzabern [entre les n os 49 et 47/b] ; des imitations locales grises à la décoration imprimée, les débris dé quelques vases de cuisine jaunes et noirs et un denier double de Sévère-Alexandre [ibid] ; des ter­racottes grises à la décoration imprimée, un . anneau plat de bronze [diam.: 13—10 mm.], une aiguille à coudre en bronze [longueur : 8,6], la base d'un plat en »terre sigillée« [marque : MARC. . .], les débris de vases de terre cuite fabriqués à Westerndorf et un débris d'un plat de marbre servant" à y triturer quelque chose [salle 47/b]. Selon le témoignage des monnaies ces locaux ser­vaient de logement aux alentours de l'an 200 de notre ère. Pour expliquer la pénurie de logement, on n'a qu'à se rappeler les déva­stations qui avaient eu lieu sous Marc-Aurèle. En ce qui concerne les nouvelles acquisi­tions du Musée, signalons avant tout les monuments munis d'inscriptions. A l'est du Musée, dans une maison ayant un vestibule et une cour en forme de L,nous avons décou­vert un autel votif endommagé, qui est pourvu de l'inscription suivante : . . . [sa]* • LVTE SVA / [e]T SVORVM /' OMNIVM / V [otum] S [olvit] L [ibens] M [erito ?]. Lettres réunies : Tet B, V et A. Le petit autel a 38 cm. de haut ; les lettres sont de 3 cm. Voici les dimensions de l'espace réservé à l'inscrip­tion : 16 x 23 cm. Il est dommage que la partie supérieure de l'autel ait disparu ; c'est pourquoi ou ignore le nom de la divinité, à laquelle l'autel avait été voué. Au jardin du Château de Bude, dans le soubassement d'un escalier détruit par une explosion étroitement liée aux événements de la guerre, on a découvert un bloc de pierre (fig. 20), ayant 86 cm. de haut et 57 cm. de large [épaisseur : 35 cm ; hauteur des lettres : 3,7 cm.]. Le début de l'inscription a dis­paru : . . . A / . . . COL / . . . M [ ? ]. CIVIT / [atis Brav] ISCOR(um) T(itus) ABL(ius) / VALBNS BT P(ublius) ABL(ius) / [Dub?j ITATVS IIVIR(i-duumviri) / MUN(icipii) AQ(incensis). Cette table de pierre est une nouvelle preuve d'une certaine autonomie de la commune autochtone d'Aquincum pendant la domination romaine. C'est également au Château [Hunyadi János-ut 26] que nous avons retrouvé, dans la clôture appartenant à une maison deux autres monuments de pierre qui sont déjà au Musée (fig. 21). Sans nous arrêter à une table de pierre fortement endommagée (fig. 22), il convient de signaler ici un autel de pierre, destiné à commémorer la construc­tion d'un temple. Le monument a 114 de haut et 39,5 cm. de large ; il est d'une épaisseur de 14 cm. L'espace destiné à l'inscription a 62 cm. de haut ; la hauteur des lettres est 3,8 cm. Voici le texte de l'inscription : CL(audius) SBXTINVS / B­(ene) P[iciarius] LBGATI / TBMPLVM/ A SOLO RBLB / VAVIT MODE / [s]TO BT PROBO CO(n)S(ulibus). Lettres réunies : D et B, B et T. (fig. 23). Comme il ressort des trois dernières lignes de l'inscription, à une année déterminée par le règne de deux consuls [Modeste et Probe, a. 228 apr. J .—C] Claude-Sextin, officier adjoint du gouver­neur (»beneficiarius legati«), fit reconstruire une église de fond en comble (»a solo rele­vavit«). Malheureusement le texte de l'ins­cription ne nous permet pas de dire, à quelle divinité était voué ce sanctuaire qui, après avoir été dévasté au temps des incursions jazyges et germaniques (autour de 176), était resté en ruines pendant un demi-siècle. 329

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